27.09.2010

Sans-papiers : il n’y a pas de solution en dehors de l’expulsion ou de la régularisation

Le 24 septembre 2006, plus de 70% des électeurs acceptaient une révision de la loi sur l’asile sur les étrangers. Le projet pouvait se résumer au slogan digne des meilleures poudres à lessive, « stop aux abus ». Bien qu’opposé à la révision, j’admets que ce score montre une volonté évidente de serrer le robinet de l’immigration.

Moins de quatre ans plus tard, le Parlement fédéral pose le premier cataplasme sur une loi sévère : il autorise les sans-papiers à suivre un apprentissage et obtenir un CFC. L’idée est simple : mieux vaut un jeune au travail que dans la rue, tant pour des motifs de politique sociale que sécuritaire. D’ailleurs nous assène-t-on, est-ce la faute des enfants de sans-papiers si ceux-ci résident illégalement en Suisse ?

La logique implacable de ce raisonnement se heurte néanmoins à la volonté du peuple et du même Parlement qui bricole des solutions alambiquées et indéfendables.

Comme son nom l’indique, un sans-papier ne dispose pas de droit de séjourner en Suisse. Comment peut-on imaginer que l’Etat ait connaissance de sa présence, de son identité et de son adresse sans en tirer les seules conclusions qui s’imposent?

Sans vouloir se montrer plus royaliste que le roi, deux solutions s’imposent à l’Etat face à un clandestin: la régularisation ou l’expulsion. Toute solution intermédiaire relève de l’escroquerie démocratique. Est-il acceptable que la même majorité de politiciens affirme un jour, la main sur le cœur, comprendre les préoccupations populaires et lui soumettre un durcissement de la politique migratoire tout en accordant le lendemain une amélioration des conditions de séjour en Suisse à ceux qui se soustraient à ces règles ?

Il n’est pas anodin que Lausanne fut la première ville à offrir illégalement des apprentissages à des sans-papiers et que la proposition formelle provienne de Genève. En mars dernier, une municipale genevoise affirmait fièrement que, sur 1'200 permis humanitaires délivrés en Suisse depuis la révision des lois sur l’immigration, 900 avaient été accordés par Vaud et Genève. Le permis humanitaire est la soupape du système : il permet d’accorder une autorisation de séjour à une personne qui n’en remplit pas les conditions, mais dont l’expulsion ne peut être décemment exigée pour des motifs extraordinaires.

Deux cantons sur vingt-six accordent 75% des exceptions. Autant dire qu’il apparaît clairement que nos deux voisins lémaniques ne se soucient guère de se trouver à la limite du code. Les expulsions sont certes très impopulaires lorsqu’il s’agit de les appliquer au-delà du slogan, mais il conviendra un jour de faire ce qu’une majorité à voulu. L’autre solution – actuellement en vigueur – consiste à proposer tous les cinq ans une révision de notre politique migratoire, chaque fois plus inhumaine, de ne pas l’appliquer, jusqu’à ce qu’un projet « à la minaret » sur la question mettra un terme définitif à ce qu’il reste d’humanité dans nos institutions.

Les sans-papiers ne doivent pas recevoir de CFC, ils doivent quitter le territoire. C’est dur, mais c’est la loi. Et ceux qui s’en plaignent doivent proposer une révision de la politique migratoire, pas la transgresser.

Commentaires

Parfaitement d'accord avec vous M. Nantermod!

Vaud et Genève ont une facheuse tendance à vouloir faire les faux gentil en ne prenant aucun décision et laissant la situation s'empirer jusqu'à ce qu'elle devienne tellement important que ce soit aux autres canton de payer pour leur "gentillesse". (car ces deux cantons sont incapables (par volonté) d'assumer les couts qu'ils engendrent).

Tout ca parce que leur "expert" en la matière arrive toujours à régler leur problème de "solidarité" en faisant une toute jolie loi au niveau fédéral (comme par hasard), obligeant les autres canton à faire de même (mais comme les autres cantons respectent la loi, ils ont beaucoup moins de ces "problème" alors du coup ils se retrouve à payer des frais pour ces deux cantons).

Ecrit par : DdDnews | 27.09.2010

Super, il faudrait simplement en parler aux représentants de votre parti. Ils ne sont pas au fait qu'un sans-papier ne devrait pas être sur territoire suisse.

Ecrit par : Alain | 27.09.2010

"La logique implacable de ce raisonnement se heurte néanmoins à la volonté du peuple et du même Parlement qui bricole des solutions alambiquées et indéfendables."

Le raisonnement populaire, on le connaît. Le raisonnement du Parlement, on le connaît. Mais le vôtre, à la suite de votre explication, demeure incertain. Avez-vous des convictions politiques autre que strictement légalistes sur ce sujet ? Autrement dit, votre raisonnement se résume-t-il à une lecture littérale du code ?

Ecrit par : david laufer | 27.09.2010

Ce n'est pas une lecture stricte du code.

On prend une décision, on l'applique, c'est seulement cela. Si la LEtr datait de 1930 et était complètement dépassée, je voudrais bien admettre que l'on bricole ce genre de lois.

Par contre, dans la mesure où ces décisions sont récentes et relèvent d'une volonté populaire claire, il me semble qu'appliquer la loi ne relève pas d'un formalisme juridique excessif, mais simplement du respect du choix majoritaire.

A défaut, on peut toujours proposer une modification de la loi pour assouplir les règles en matière migratoire, mais je doute du succès d'une telle démarche pour une raison simple: la majorité n'en veut pas. C'est ainsi et ça doit être respecté.

Ecrit par : Philippe Nantermod | 27.09.2010

C'est toujours étonnant de voir certains qui exigent des autres d'appliquer la loi quand ca leur arrange et de les voir sortir de phrase du type "Autrement dit, votre raisonnement se résume-t-il à une lecture littérale du code ?" quand c'est à eux de respecter la loi... Allez comprendre

Ecrit par : DdDnews | 27.09.2010

"Ce n'est pas une lecture stricte du code. On prend une décision, on l'applique, c'est seulement cela."

Permettez moi de voir une certaine contradiction entre ces deux propositions.

D'autre part, sur des sujets aussi complexes, n'est-il pas évident que le code doit s'appliquer avec mesure, discernement, au regard de la réalité et non pas du point de vue littéral du législateur, si éclairé et patient fût-il ?

Ecrit par : david laufer | 27.09.2010

Les règles en matière de séjour des étrangers sont souvent appliquées par des services très bien fournies en juriste, souvent confirmées ou infirmées par des tribunaux dont on ne saurait douter de la partialité.

Une fois une autorisation donnée ou refusée, il s'agit simplement d'appliquer ce qui a été tranché.

Ce n'est donc pas très compliqué: une fois une autorisation de séjour refusée, les autorités doivent expulser la personne qui ne part pas d'elle même. Cette partie là est assez simple. Il s'agit seulement d'une volonté de ne pas s'exécuter, parce que c'est humainement très difficile de procéder à ces expulsions, ce que je peux comprendre. Il n'empêche, elles doivent tout de même être menées à bien.

Ecrit par : Philippe Nantermod | 27.09.2010

On va donc prendre un exemple d'application de la loi en matière d'étrangers, pour que vous tentiez de comprendre qu'en la matière, la lecture stricte de la loi amène souvent à des absurdités complètes.

J'ai un ami dont le cousin est entraîneur professionnel de basket depuis 15 ans. Il est Serbe, grande nation en la matière, plusieurs fois championne du monde. La Serbie s'est depuis longtemps dotée d'institutions de grande qualité en basket, notamment une académie professionnelle pour les entraîneurs. De telles structures sont parfaitement inexistantes en Suisse, pays où le basket péclote misérablement. Un club vaudois, ambitieux, a donc voulu engager ce coach. On lui a trouvé un salaire, un logement, une voiture et même une école privée à Blonay qui était enchantée de l'employer quelques heures par semaine pour entraîner ses élèves. Et lorsque tout était en place, l'ODM a donné une décision négative. Pourquoi ? Parce que le quota de Serbes en Suisse pour l'année était atteint. L'employé de l'ODM a même justifié ainsi sa décision à mon ami, par téléphone : "Vous ne croyez pas qu'on en a déjà assez comme ça, des ex-Yougoslaves ?"

Et voilà, cet entraîneur n'est pas venu et le club de basket vaudois continue d'entraîner ses jeunes avec des coaches non qualifiés, bénévoles, c'est-à-dire gentils mais incompétents. Une ville allemande a engagé cet entraîneur qui y fait merveille. Et voilà, nous en Suisse, on peut être fiers et contents : on a voté une loi, et pis on l'a appliquée. Bravo.

Ecrit par : david laufer | 27.09.2010

Je n'ai jamais dit que la LEtr était bonne et que notre politique migratoire était forcément juste.

Il n'en reste pas moins que ces quotas et ces règles sont très clairs. Il faut agir du côté de l'autorisation et permettre d'accorder des autorisations à des gens dont la Suisse a besoin, de manière plus souple, je vous l'accorde.

Une fois la décision rendue, elle doit quand même être appliquée. Vous proposez quoi ? De refuser le permis de séjour à cette personne mais de le laisser vivre en Suisse ? A quoi bon avoir une loi sur les étrangers dans ce cas ?

Ecrit par : Philippe Nantermod | 27.09.2010

La question des étrangers dans notre pays, avec ou sans papiers, ne peut en aucun cas se résoudre en ne prenant en compte que la loi et son application. Votre position est confortable et assurée, mais elle ne prend pas vraiment en compte un petit détail qui s'appelle la réalité, dont j'essaye plus haut de vous donner un bref et partiel aperçu.

Ecrit par : david laufer | 27.09.2010

"Je n'ai jamais dit que la LEtr était bonne et que notre politique migratoire était forcément juste."

Ne faudrait-il donc pas commencer par là et changer ces lois, plutôt que de défendre une application stricte de mauvais instruments ?

Ecrit par : david laufer | 27.09.2010

Ben la réalité est simple: si on refuse un permis, la personne doit partir. Il n'y a aucune alternative décente.

Cette "réalité" que vous me démontrez n'est qu'un point de vue. Dans votre cas, rien ne s'oppose à une expulsion, même si elle est très difficile.

Changer les lois sur la politique migratoire, très volontiers. Je m'étais d'ailleurs opposé à la LAsi en son temps. Mais bon, force est de constater qu'il faudrait réunir une majorité populaire dans ce sens, ça me paraît très difficile.

A défaut, on devra bien un jour se plier à la volonté majoritaire et appliquer ces lois qui vous déplaisent autant qu'à moi.

Ecrit par : Philippe Nantermod | 27.09.2010

Si l'ODM avait accepté le basketeur serbe, cela aurait posé d'autres problèmes.
En effet, pourquoi lui et pas d'autres Serbes? Peut-on créer un tel précédent dans un monde qui se veut égalitariste à tout prix? On l'accepterait pour revaloriser un club lausannois? Pourquoi la Serbie, brillante en la matière, devrait-elle se séparer d'un basketeur clé? N'est-il pas plus utile à son pays? Etc. Bref, l'argument que ce serait un plus pour la Suisse si elle acceptait de telles demandes ne vaut pas. Il est soit trop élitiste, soit trop profitiste...

Ecrit par : Maurice | 27.09.2010

"Dans votre cas, rien ne s'oppose à une expulsion, même si elle est très difficile."

Tout s'oppose à une expulsion. Tout, sauf la loi.

"A défaut, on devra bien un jour se plier à la volonté majoritaire et appliquer ces lois qui vous déplaisent autant qu'à moi."

D'accord. Mais alors ne dites pas que vous n'avez pas une lecture strictement légaliste de la réalité des étrangers en Suisse. Soit ces lois sont mauvaises, inopérantes, impossibles à appliquer et alors il faut les changer et en attendant les appliquer avec beaucoup de discernement. Soit elles sont bonnes et on les applique les yeux fermés.

On en revient à ma remarque du début : que pensez-vous vraiment ? Vous, pas la loi.

Ecrit par : david laufer | 27.09.2010

"Si l'ODM avait accepté le basketeur serbe, cela aurait posé d'autres problèmes.
En effet, pourquoi lui et pas d'autres Serbes? Peut-on créer un tel précédent dans un monde qui se veut égalitariste à tout prix?"

C'est ce que j'appelle la politique du chèvrefeuille. Ma voisine avait un bosquet de chèvrefeuille qui ornait sa barrière. Un matin vers 7h, un policier sonne à sa porte. "Madame, votre buisson dépasse de 50 cm la distance réglementaire sur la rue. Ca gène le trafic. Vous devez le couper". Ma voisine : "C'est un chèvrefeuille, il est en pleine fleur et il sent très bon. Tous mes voisins sont contents, le trafic dans cette rue est inexistant. Pourquoi le couper ?" Le policier : "Parce que SI TOUS VOS VOISINS FONT COMME VOUS CE SERA L'ANARCHIE !" Ma voisine en alors arraché un seul brin et l'a glissé dans la boutonnière du policier. "Voilà, c'est tout ce que je couperai". Et l'autre est parti, moins bête et plus odorant.

Ecrit par : david laufer | 27.09.2010

@Maurice: c'est un principe d'immigration choisie, qu'on pourrait adopter un peu plus qu'aujourd'hui.

David, "Tout s'oppose à l'expulsion, sauf la loi". C'est n'importe quoi ! Et l'Etat de droit ? Il n'existe que quand ça vous arrange ? Il y a une décision, soumise à recours, et c'est ainsi.
Savoir si on a le droit ou pas d'être en Suisse, c'est une question de droit, de décision, et de rien d'autre. Le sentimentalisme n'a pas sa place ici.

Il est tout à fait possible d'appliquer ces lois, même si elles sont mauvaises. Je vois pas ce qui empêche d'expulser un sans-papiers.

Quant à mon opinion personnelle, je pense que l'on devrait se doter d'une politique migratoire plus pragmatique et plus souple, surtout à l'égard de personnes qui ont besoin de la Suisse et dont la Suisse a besoin.

Par contre, tant que ces lois ne sont pas modifiés, je pense qu'il faut appliquer les normes actuelles, rien de plus, rien de moins.

Ecrit par : Philippe Nantermod | 27.09.2010

"Le sentimentalisme n'a pas sa place ici."

Pas plus que le légalisme strict, aveugle et sourd dont vous faites preuve à l'insu de votre plein gré.

Il ne s'agit pas de tomber soit dans le sentimentalisme, soit dans le légalisme mais de faire preuve de discernement humain à une loi. Le discernement, c'est-à-dire la pesée des intérêts et des circonstances n'est pas antinomique avec l'état de droit, bien au contraire, surtout si cette loi est, de votre propre aveu, mauvaise.

Ecrit par : david laufer | 27.09.2010

Mais bon sang, ce n'est pas du légalisme stricte !

Quand on voit une autorisation de séjour refusée, on doit partir, c'est tout, je vois pas au nom de quoi on devrait agir différemment.

Qu'on soit souple au moment de décider l'octroi de l'autorisation, c'est une chose. Mais une fois le dossier étudié et la décision prise, il n'y a absolument aucune place pour le laisser-aller vaudois et genevois.

Mais c'est bien... Continuons dans cette voie de ne pas écouter la volonté de la majorité, on est sûr ainsi de préparer le terrain à certains pour qu'ils nous concoctent une nouvelle révision de la LEtr, comme évoqué plus haut, mais qui ira encore vers un bon tour de vis supplémentaire.

Quand une initiative populaire demandant des quotas d'étranger sera adoptée, faudra pas pleurer...

Ecrit par : Philippe Nantermod | 27.09.2010

Bien sûr que l'Etat de droit n'existe pour M. Laufer que lorsque cela l'arrange. Mais ça, ce n'est pas nouveau.

Si la loi n'est pas bonne, on essaye de la faire modifier ..... en prenant le risque le peuple dise non. Sinon, on l'applique. C'est quand même pas compliqué.

Ecrit par : Pascal D. | 27.09.2010

P.S. : En tout cas moi, quand je me fais flasher à 51 km/h au lieu de 50, je ne vois personne venir dire que l'on pourrait être un peu plus souple avec l'application de la LCR !

Ecrit par : Pascal D. | 27.09.2010

"Continuons dans cette voie de ne pas écouter la volonté de la majorité, on est sûr ainsi de préparer le terrain à certains pour qu'ils nous concoctent une nouvelle révision de la LEtr"

Toute proportion gardée, vous me semblez faire preuve d'une sorte de dhimmitude, c'est-à-dire de crainte de la réaction quérulente d'une partie des électeurs. Ainsi, encore une fois, je vous le demande humblement : quelle est votre position sur le sujet ? Je me fiche de savoir ce que dit la loi, je le sais déjà. Je me fiche de savoir ce que pense la majorité, je le sais aussi. Quelles sont vos convictions sur ce sujet, indépendamment des critères légaux et électoraux qui vous occupent tant ?

Ecrit par : david laufer | 27.09.2010

@ M. Laufer:

Vous parlez de votre histoire qui se termine par:

"Vous ne croyez pas qu'on en a déjà assez comme ça, des ex-Yougoslaves ?"

Vous ne pouvez vous en prendre "qu'à vous même" de ce résultat!

Ca fait des années que certains tentent de préférer garder des gens qui vaille la peine plutot que de garder des criminels, profiteur etc... Mais à chaque fois, ils se font traiter de raciste!

"Vous" n'avez jamais voulu prendre en considération ces gens, vous avez plutot essayer de leur faire peindre le diable sur la muraille. Maintenant des ami à vous subissent les connaissances par votre idéologie.

C'est exactement la même conversation de l'autre jour. Vous préférer accueillir, accueillir, accueillir n'împorte qui et n'impotre comment et vous vous étonnez, une fois la soupape sortie, que même les gens "bien" se font refuser leurs demandes!?!
"Vous" n'avez jamais voulu faire de choix, parlant de racisme, discrimination, etc...

A force de vouloir aider tout le monde, vous ne finissez par aider personne!
Et maintenant on va vous retourner "vos" précédante phrases, en quoi le basketteur auraient plus le droit d'avoir sa demande acceptée qu'un dealer?

Ecrit par : DdDnews | 27.09.2010

"Tout s'oppose à une expulsion. Tout, sauf la loi."

M. Laufer, il n'y que "vous" qui vous vous opposez à l'expulsion.

D'ailleurs M Nantermod le dit très bien:

"A défaut, on devra bien un jour se plier à la volonté majoritaire et appliquer ces lois qui vous déplaisent autant qu'à moi."

A force d'avoir voulu jouer ceux qui savent mieux que les autres, on se retrouve dans la situation que l'on est aujourd'hui. Qu'il y'a des lois, mais certains ne veulent pas les appliquer et ainsi ne respecte que les décisions populaires que, quand ca leur arrange.

En sommes il n'y a pas besoin que vous changiez grand chose. Juste "vous"... en appliquant la loi (même quand ca ne vous arrange pas) et de la changer démocratiquement si elle ne vous convient pas.

Un moment donné, il sera juste plus simple pour tout le monde, que certains respectent les décisions populaires et appliques la loi. Parce que quand ces même personne mettent en place des lois, elle ne nous font pas plus de cadeau non plus!

Ecrit par : DdDnews | 27.09.2010

"Ca gène le trafic. Vous devez le couper". Ma voisine : "C'est un chèvrefeuille, il est en pleine fleur et il sent très bon. Tous mes voisins sont contents, le trafic dans cette rue est inexistant. Pourquoi le couper ?" Le policier : "Parce que SI TOUS VOS VOISINS FONT COMME VOUS CE SERA L'ANARCHIE !" Ma voisine en alors arraché un seul brin et l'a glissé dans la boutonnière du policier. "Voilà, c'est tout ce que je couperai". Et l'autre est parti, moins bête et plus odorant."

Si un jour un policier m'arrête pour excès de vitesse (mais comme je respecte les limitations, même si je les trouve stupide...), je ne manquerai pas de lui envoyer un photo d'un billet de 100 lui disant "c'est tout ce que je vous donnerai aujourd".

Et bien sur, je pourrai compter sur M. Laufer qui dira "Et l'autre est parti, moins bête avec une belle photo"....

Ecrit par : DdDnews | 27.09.2010

"C'est ce que j'appelle la politique du chèvrefeuille."

C'est atterrant de bêtise !

L'autre, avec son chèvrefeuille ne fait de mal à personne, certes. L'entraîneur de basket n'aurait pas fait de mal à personne non plus. Le fumeur de shit ne fait de mal à personne. Le resquilleur ferroviaire non plus. Et pas davantage celui qui roule sans permis, tout en étant la prudence incarnée. Même le pédophile explique qu'il ne fait de mal à personne en permettant à l'enfant d'avoir cette "sexualité épanouie" que seul un adulte peut lui procurer...

Alors, on dira "Ouaaais maaais...", on ne peut pas mettre un arbuste trop haut sur le même plan que la pédophilie... D'accord on ne peut pas, mais dans la progression que j'ai esquissée, on la met entre quoi et quoi la limite à ne pas franchir ? C'est à bien plaire ?

On pourrait commencer par demander à la bobonne au chèvrefeuille... Si elle se fout du basket comme de l'an 40 (année de naissance du Martial des Epigrammes, quand même) ou si les ex-Yougos lui sortent par les narines, elle placera la barre directement entre elle et le Serbe...

Ecrit par : Scipion | 27.09.2010

Ce n'est pas possible que David Laufer soit à ce point stupide, il doit s'agir d'un usurpateur qui se fout de sa gueule...

Ecrit par : Géo | 27.09.2010

"...il doit s'agir d'un usurpateur qui se fout de sa gueule..."

Je partage entièrement votre avis et cela me confirme dans mon impression que les imitateurs ne s'attaquent qu'aux intervenants à la fois talentueux et dotés d'une vraie personnalité... Nous aimerions connaître votre avis sur la question, Laufer ?

Ecrit par : Scipion | 27.09.2010

Et moi je me fais avoir à chaque fois lol!

Ecrit par : DdDnews | 27.09.2010

"Et moi je me fais avoir à chaque fois lol!"

Attendez, ne vous excitez pas, il faudrait quand même avoir la confirmation de Laufer avant d'être définitivement fixé.

Geo et moi, nous avons émis une hypothèse, et tant qu'elle n'a pas été entérinée par l'intéressé, ça reste une hypothèse... ;o)

Ecrit par : Scipion | 27.09.2010

Scipion@ "Géo et moi..." Non, le faux Géo et vous. Le vrai Géo, lui, sait que Laufer n'a pas été usurpé.

Ecrit par : Géo | 27.09.2010

Votre style dans l'usurpation est parfaitement inimitable, cher Rabbit.
A part cela, quand est-ce qu'on cause des couinements des socialistes sur leur conseillère fédérale au nom de sauce tomate (Thierry Meury) et qui se la pète un max ?
Eh, les rats ! Faites ce que vous savez faire ! Quittez le navire ! On l'a assez vue, l'immonde MCR, et la nouvelle pétasse nous gave déjà...

Ecrit par : Géo | 27.09.2010

Bonjour,
je visite votre pays depuis des décennies qui malheureusement se dégrade suite à une explosion d'immigrants ( refugiés économiques utilisant l'asile politique, etc...).Le probléme est que l'immense majorité de ces nouveaux arrivants n'est ni diplomée, ni cultivée, ni souvent même pas éduquée. Ils étaient dans la misère, la survie dans leurs pays et ils ne sont pas préparés à vivre dans un pays Européen démocratique. Si en plus , ils viennent de pays Arabo Musulmans, leur intégration sera beaucoup plus longue et difficile. J'ai passé une partie de ma vie dans ces pays de non droit où l'Islam est religion d'état et où les populations subissent le systéme en place qui est très loin de nos démocraties, de nos valeurs , de nos traditions et de notre mode de vie.
Depuis longtemps, sous couvert des droits de l'homme, de démocratie, du politiquement correct, de la hantise d'être traité de raciste, on ne peut plus rien dire. Justement les intégristes Islamistes ont trouvé la faille en se victimisant, et en vous accusant de raciste dès que vous vous opposez à leurs foulard, burqua ou à la condition des femmes en Islam.
En Angleterre , comme en France le mal est fait ...vous pouvez encore redresser la barre pour ne pas nous rejoindre. Oui, à une immigration choisie , maitrisée .Non a une immigration incontrolée qui empêche le vivre ensemmble et des problémes graves où personne n'est heureux. Le seul moyen est la pression du peuple Suisse sur ses dirigeants qui comme les notre décident mais ne subissent pas.

Ecrit par : Moussaud | 27.09.2010

"Géo et moi..." Non, le faux Géo et vous. Le vrai Géo, lui, sait que Laufer n'a pas été usurpé."

Toutes ces discussions au sujet des vrais et des faux pseudos, des imitations et des usurpations, me passent très largement au-dessus de la tête. C'est la raison pour laquelle, je ne m'en suis jamais préoccupé.

Aspect positif, ces pratiques m'ont tout de même permis de classer en catégorie "incurables crétins", des intervenants qui s'étaient laissés prendre par des faux encore plus grossiers que les autres :o)

Ecrit par : Scipion | 27.09.2010

Bonjour M. Nantermod,

Bravo pour cet article.

Ecrit par : Eriche | 28.09.2010

En prison, les employeurs de clandestins ! Peines lourdes !!!!
(Ce sont eux les coupables, pas les enfants des immigrants illégaux...)

Ecrit par : moor | 28.09.2010

@Moor, Comment ca t-on mettre une peine à l'Etat? (c'est les citoyens qui vont payer pour l'Etat?).

Ecrit par : DdDnews | 28.09.2010

Excellent billet.

"Toute proportion gardée, vous me semblez faire preuve d'une sorte de dhimmitude, c'est-à-dire de crainte de la réaction quérulente d'une partie des électeurs. "

On aura tout entendu! Donc la base de notre démocratie participative, c'est la dhimmitude des politiques face au peuple! Génial comme inversion de sens, très post-moderne et déconstructiviste! @;-)

Mr. Laufer, le refus de l'application d'un loi s'appelle de la désobéissance civile, une fois une décision de tribunal entérinée on ne peut qu'accepter la décision et l'apppliquer, à moins d'un recours qui contredise cette édcision. Je ne comprends pas à quoi vous voulez jouer... L'analyse de Mr. Natermod est on ne peu plus conforme aux principes qui régisssent notre démocratie: Jouer avec les lois au lieu de tenter de les faire infléchir est un non respect de la volonté populaire. Et ce genre de chose ne peut que favosier un renforcement de la droite la plus conservatrice de ce pays. C'est ce que la gauche ne comprends toujours pas...

Ecrit par : Carlitos de Unmauno | 29.09.2010

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