01.03.2010
Le prix unique du livre, une mesure pour soutenir l’innovation… aux USA !
Lors de la prochaine session des chambres fédérales, le prix unique du livre va revenir sur le comptoir et sera certainement approuvé. Après quelques mois de libre commerce, voilà que nos élus fédéraux choisissent de revenir aux bonnes vieilles méthodes corporatistes. L’évolution de la société ne plaît visiblement pas à tous et certains croient qu’il suffira de créer une loi pour sauver une forme de commerce qui ne rencontre plus l’adhésion du public.
Les problèmes rencontrés par les petites librairies ne découlent heureusement pas d’un désintérêt pour la lecture. La population suisse est une population de grands lecteurs, le nombre d’universitaires – population particulièrement susceptible de lire – croît année après année, le budget des ménages augmente fortement pour les dépenses liées aux médias (lecture, musique, cinéma, etc.). Le problème des petites librairies n’est pas le problème du livre, mais le problème d’une structure de marché inadaptée aux modes de consommation actuels.
Certains n’ont pas pu ou su s’adapter à l’évolution de la demande du consommateur et veulent un coup de main de l’Etat pour protéger une forme de commerce en perte de vitesse. Si les petites librairies sont dépassées par les grandes, ce n’est pas parce que le consommateur a un pistolet sur la tempe. C’est parce que les services offerts par les chaines pèsent lourd : stock important, libraires aux horaires d’ouverture larges, espace de lecture aménagés, personnel formé et compétent, prix attractifs. Ces
Cette concentration des espaces de vente est le choix du consommateur. Nous voulons un grand choix à des prix bas, ce que proposent les grandes chaînes. Le livre n’est pas le premier produit à subir cette évolution : les épiceries de quartier ont quasiment disparu, les petits disquaires sont de plus en plus rares, les kiosks indépendants ne font plus le poids face aux groupes. Pourtant, le pain reste bon, la musique variée et les journaux de qualité. Les petits commerces indépendants souvent réagi à cette évolution en offrant des services nouveaux : une qualité supérieure, des conseils avisés ou encore un choix de produits rares.
Je ne suis pas de ces nostalgiques qui cherchent un caractère sacré dans le livre pour justifier une mesure complètement anachronique. Le livre est un produit comme un autre, vecteur de culture, oui, tout comme le disque et le journal. La diversité de l’offre ne dépend pas du nombre de librairies mais du nombre de lecteurs et brandir la menace de la mort de la culture relève du chantage.
Le dernier cri technologique, les tablettes électroniques, laissent à penser que les appareils numériques concurrenceront demain nos libraires. La vraie bataille se livrera alors entre les vendeurs de livres papier et de livres électroniques. Ces derniers ne seront pas touchés par notre réglementation du prix du livre. Acheté sur Internet, le prix du livre électronique sera indécemment bas face aux ouvrages dans les rayons des magasins. Les vrais perdants du prix unique seront tous ceux qui vendent des livres en Suisse aujourd’hui, petits ou grands. Et les gagnants, les sociétés essentiellement américaines de vente de livres électroniques ou par correspondance.


Commentaires
"Je ne suis pas de ces nostalgiques qui cherchent un caractère sacré dans le livre pour justifier une mesure complètement anachronique"
Je partage à 100% votre avis :-)
Ecrit par : DdDnews | 01.03.2010
Monsieur Nantermod,
Ainsi qu'à votre habitude vous défendez le libéralisme pur et dur! C'est votre rôle! C'est votre droit!... Mais dans le cas présent, avec une idée anti-libérale derrière la tête, celle du contrôle de nos lectures.
... Quels propos réducteurs que votre billet! Une analyse tronquée, une vision au travers du petit bout de la lorgnette concernant les problèmes qui concernent le livre!
Pour une culture formatée et une pensée unique, celle que vous appelez de vos voeux (si vous ne le dites pas, on le perçoit), il est évident qu'une concentration des points de vente ne peut être que très positive. Le contrôle de ce qui est "obligatoire" et ce qui est "interdit" de lire en sera grandement simplifié!... Et "Farenheit 451", c'est pour quand?
Mais je vous accorde qu'un prix unique du livre ne résout pas le problème!
Ecrit par : Père Siffleur | 01.03.2010
Pour ma part Père-Sufleur, je ne crois pas que M. Nantermod soutiennt le "libéralisme pur et dur". enfin, ce n'est pas comme cela que je vois sont billet.
Je verrais plutot le fait que chacun est libre de vendre ce qu'il lui plait (dans la mesure de la légalité, entendons-nous bien ;-) ) Mais si quelqu'un vend quelque chose qui ne se vend pas, ne peut pas toujours être soutenu de manière étatique.
SI je vend un produit X que peut de mon de achete, alros soit je me diversifie, soit j'accepte de très peu gagner mais en aucun cas cas, j'emp^che les autres de faire autrement sous pretxt que moi je ne veud pas mon produit X (et surtout moins en cherchant un caractère sacré, car de ce côté la les livres arrivent tout autant tourner dans la tete de certain, qu'un filme de science fiction ) ;-)
Ecrit par : DdDnews | 01.03.2010
La prise de position des JLRS a été d'emblée saluée par le directeur de la fédération des coopératives Migros, qui, dans sa logique d'éviction systématique des petits commerces, est une farouche opposante au prix unique du livre. Il n'est d'ailleurs guère étonnant de trouver les libéraux-radicaux et la Migros sur la même longueur d'onde: c'est aussi le cas p. ex., lorsqu'il s'agit de libéraliser les horaires de travail, ce qui conduit fatalement à la disparition des petits commerce aux dépens des grandes surface, et donc à des destructions d'emplois (ces dernières employant moins de personnel que les premiers à surface de vente égale). Déplorable stratégie visant à systématiquement privilégier les grands groupes aux PME!
Ecrit par : Jean Christophe Schwaab | 01.03.2010
Non PSF.
J'ai au contraire l'impression que jamais il n'a été aussi facile de se procurer un livre qu'aujourd'hui. Grâce à Amazone et autre, même des livres qui ne sont plus édités sont à portée de clic, et sans passer trois samedi dans les librairies d'occasion. On ne peut vraiment pas dire, sauf à être de mauvaise foi, que la pluralité des lectures et menacée.
Ce qui est sûr par contre, c'est qu'un prix unique, c'est un prix à la hausse. Pas mal pour décourager les petits budgets de s'acheter un bouquin. Ici on est pris entre deux feux: favoriser l'accès à la culture, en laissant les grandes enseignes faire des promotions, ou au contraire favoriser les petits commerces, tout en réservant peu à peu la lecture à une élite sûre que son propre plaisir à aller dans une librairie justifie que tout le monde paie plein pot.
Ce genre de mesures portent un nom qui n'est pas joli joli: le poujadisme...
Et je trouve que certaines "petites librairies" ont un sens commercial suffisamment développé pour s'en tirer. Il n'y a qu'à voir "la fontaine" de Vevey, avec son nouveau point de vente, en plein coeur du Learning center de l'EPFL. C'est vraiment l'une des plus jolies librairies que j'ai vues et l'affluence à l'air d'être vraiment au RDV.
Ecrit par : Mat | 01.03.2010
L'Etat n'est pas là pour dicter les choix du consommateur et la structure du marché, et encore heureux ! La vision dictatoriale de la gauche bien-pensante n'a en réalité qu'un but: imposer un mode de vie qui lui convient aux citoyens. Je citerai par exemple la volonté d'interdire un tas d'activités aux citoyens le dimanche, de sélectionner pour nous les magasins à fréquenter, de choisir le contenu de notre assiette, de décider du mode de transport à adopter, sans aucun but concret hormis d'atteindre un pseudo idéal bobo.
Ecrit par : Philippe Nantermod | 01.03.2010
Bon! Ayant appris que les livres sont des marchandises de mêm nature que le sont les bouillons cubes, du savon à barbe, le PQ, les légumes crucifères ou encore les ...
Alors là oui, je suis entièrement d'accord avec l'autre vision dictatoriale, celle de Monsieur Nantermod.
Mais dans ce cas là, il faut aussi être d'accord pour que les livres ne soient plus qu'une soupe rasoir ou merdique, ne soient que des navets ou encore des... (cherchez quelques paralèlles vous-même!)
Ecrit par : Père Siffleur | 01.03.2010
Enfin je vois pas ce qui justifie que l'on considère les livres différement d'un point de vue juridique que les autres choses.
Pour faire plaisir à la SPA, on a écrit que les animaux n'étaient pas des choses, aujourd'hui on veut leur attribuer un avocat.
Aujourd'hui, pour faire plaisir aux libraires, on va écrire que les livres ne sont pas des choses non plus, ou alors des choses, mais pas tout à fait comme les autres choses.
Chaque secteur considère que son corps de métier est plus important que les autres, son domaine d'activité particulier et justifie un traitement différencié. Un livre est une chose, un produit commercial, qui se vend, qui se fabrique, qui génère du pognon ou pas, au même titre que les cubes de bouillon, en effet.
Ecrit par : Philippe Nantermod | 01.03.2010
Le problème de la suisse et de son commerce de détail est fort simple.
Nous avons un petit marché divisé en 3 régions distinctes.
Pour les livres, les films (DVD) ou la musique (CD) cela pose un problème.
En effet les grands distributeurs sont allemands ou anglais ayant leurs "centres européens "continentales" en Allemagne".
Qu'est-ce que cela signifie?
Qu'un marché divisé en 3 et représentant 7.5 millions de personnes a le même poids commerciale qu'une ville comme Berlin, que la Ruhrgebiet ou que la région de Hamburg.
Pourquoi se casserait-il la tête pour un marché aussi éclaté?
Auparavant des petits malins avaient joué avec cette particularité; ainsi vous aviez le choix des allemands, mais aussi des français et des italiens.
Aujourd'hui, tout cela a disparu ou va disparaitre, remplacé par des grands distributeurs allemands ou français ayant tout balayé sur le marché.
Qu'elles en sont les incidences:
Pour l'instant, la baisse des prix, mais aussi un choix de plus en plus réduit, et du personnel mal payé et qui doit travailler à la demande.
Dans le commerce de détail, le nec plus ultra est 20% de fixes et 80% de temps partiel.
Concernant plus particulièrement les CD, DVD et livres ainsi que les jeux vidéos; si les petits commerçants meurent, c'est juste une question d'argent.
Les "grands distributeurs" vendent aujourd'hui les produits d'appel (DVD de Matrix - CD de 50 cents - Livres d'Harry Potter) moins cher que les "petits commerçants" ne les achètent.
Par exemple Matrix, lors de sa sortie et qui coincida avec la mort des revendeurs de petites et moyennes importances; ce DVD fût vendu lors de sa sortie en suisse allemande à CHF 19,90 alors que tous les principaux revendeurs les avaient achetés entre CHF 20,25 et 21,75.
Pourquoi vendre en dessous du prix d'achat, parce que c'est un produit d'appel et que l'on souhaitait faire venir le client pour lui vendre un rasoir, une machine à café, une paire de pantalon, un jeux pour Play Station et j'en passe, suivant qu'elle genre de grandes surfaces vous gérez.
Le petit commerçant, lui, devait payer le DVD susmentionné entre CHF 24 et CHF 27.00; lui qui espérait faire du chiffre d'affaire avec ce produit phare afin de pouvoir proposer des DVD plus pointus dans son assortiments....
Le résultat aujourd'hui, un choix réduit, de l'incompétence et des prix qui remontent tout tranquillement.
Je me rappelle des paroles prononcées par le directeur national du plus grand revendeur d'electro ménager de suisse et d'Europe (un groupe allemand):
Nous sommes en suisse et nous serons les meilleures marché, nous baisserons nos prix continuellement afin d'être toujours meilleur marché que la concurrence; celle-ci doit comprendre que nous dévierons jamais de cette objectif. Si la concurrence est moins chère, on baisse, jusqu'au moment où celle-ci n'aura plus les moyens et mettra la clef sous la porte. Une fois le marché maîtrisé, la concurrence éliminée, nous augmenterons à nouveau les prix.
C'est ce qui est en train de se passer.
Rappellez-vous le choix et les revendeurs spécialisés dans les DVD, CD, jeux, livres, appareils de loisirs... regardez aujourd'hui ce qui restent...
Monsieur Nantermod, aveuglé par son idéologie libéral et engoncé dans son incompétence, nous la joue libre-marché, mais ce soi-disant libéralisme nous conduit tout droit à des cartels qui se partagent les marchés, car personnes aujourd'hui a la possibilité de les contrer.
Dans les loisirs en suisse nous n'avons pas plus de 5 grandes entreprises qui domine tout le marché, au travers de moins de 10 enseignes·
Pour un libéral, le fait de soutenir ce genre de "sovietisation" du commerce de détail nous démontre clairement que Monsieur Nantermod est bien plus attentif à son avenir et recherche allègrement les bonnes paires de fesses à lécher.
Ecrit par : Natas | 01.03.2010
Natas, vous oubliez un élément important: la Suisse a autorisé les importations parallèles et a adoptée le principe du cassis de Dijon. Il est aujourd'hui permis d'importer un produit - y compris un livre - directement du producteur pour pouvoir le revendre au consommateur.
Je ne vois pas où est la diminution de la qualité que vous constatez. Nos librairies ne vendent pas que Harry Potter (qui n'est, soi dit en passant, pas le livre pour enfant le plus médiocre de l'histoire). Payot dispose d'un personnel hautement qualifié, d'espaces de lecture, d'un stock important et de prix attractifs.
On avait en effet à l'époque davantage de petits disquaires qui n'avaient pas trop peur de la concurrence. Il leur fallait trois semaines pour obtenir un disque 30% plus cher que ce que l'on paie du stock d'une chaîne. Je vois pas quelle est la qualité perdue ?
Je crois plutôt que la pression sur les petits disquaires les a poussé à se spécialiser et à apporter des compétences que les grands ne pourront jamais égaler. Ce fonctionnement, il ne date pas d'hier, et il a déjà fait ses preuves.
Ecrit par : Philippe Nantermod | 01.03.2010
"...on va écrire que les livres ne sont pas des choses non plus, ou alors des choses, mais pas tout à fait comme les autres choses."
Je répugne toujours à jeter un livre. Au point que je conserve même "L'horreur économique" de Viviane Forrester, en poche, bien qu'il ait gogé un temps indéterminé dans un centimètre de flotte.
Désolé, mais pour moi, un livre n'est absolument pas une chose comme une autre.
Ecrit par : Scipion | 01.03.2010
Ha ben non, c'est une chose différente qu'un kilo de pommes ou qu'un rasoir électrique, naturellement. De là à dire que c'est une chose qui ne doit plus être considérée comme une chose, non.
Le pain non plus n'est pas un bien comme un autre, ça me fait mal au vendre de jeter du pain, on a pourtant pas un prix unique pour sauver les boulangeries de quartier.
D'ailleurs, ce n'est en tous cas pas le livre qui est menacé ici, mais une certain forme de points de vente.
Ecrit par : Philippe Nantermod | 01.03.2010
Monsieur Nantermod,
L'importation "grise" j'en est faite, si vous êtes le plus "fort", c'est à dire le plus friqué, vous devenez en toute "illégalité" le revendeur officiel "gris" pour la suisse.
De plus vous allez être assuré, si vous leurs garantissez un certain Chiffre d'Affaire, que personne d'autre ne pourrai bénéficier de ces produits "gris" sur votre territoire.
Un exemple, vous commandez à Dubaï, les dit "produits gris", qui vous sont livrés directement par les stocks officielles de la compagnie (Major) qui eux se trouvent à Londres ou à Hamburg.
Vous êtes encore jeune et pas sec derrière les oreilles Monsieur Nantermod, mais je ne doute pas qu'avec votre méprisable mentalité de petit libéral sans fois ni loi, vous allez vite apprendre la leçon.
De plus je trouve que d'étaler ainsi votre incompétence et votre méconnaissance de la réalité, dans le seul but de prouver que vous avez raison, est un signe de stupidité.
Apprenez à la fermer et à écouter.
Ecrit par : Natas | 02.03.2010
Monsieur Nantermod,
L'importation "grise" j'en est faite, si vous êtes le plus "fort", c'est à dire le plus friqué, vous devenez en toute "illégalité" le revendeur officiel "gris" pour la suisse.
De plus vous allez être assuré, si vous leurs garantissez un certain Chiffre d'Affaire, que personne d'autre ne pourrai bénéficier de ces produits "gris" sur votre territoire.
Un exemple, vous commandez à Dubaï, les dit "produits gris", qui vous sont livrés directement par les stocks officielles de la compagnie (Major) qui eux se trouvent à Londres ou à Hamburg.
Vous êtes encore jeune et pas sec derrière les oreilles Monsieur Nantermod, mais je ne doute pas qu'avec votre méprisable mentalité de petit libéral sans fois ni loi, vous allez vite apprendre la leçon.
De plus je trouve que d'étaler ainsi votre incompétence et votre méconnaissance de la réalité, dans le seul but de prouver que vous avez raison, est un signe de stupidité.
Apprenez à la fermer et à écouter.
Ecrit par : Natas | 02.03.2010
Une dernière chose Monsieur Nantermod,
Sachez que pour faire crever les "petits spécialistes", les 20 titres d'appel (Jeux - DVD - CD) sont vendus systématiquement en dessous de prix d'achat.
Aujourd'hui que la concurrence a été éradiquée, la possibilité de créer un cartel entre 4 ou 5 sociétés est réelle et les prix reprennent l'ascenseur.
Concernant le livre, le processus n'en est qu'au début.
Mais pas de doutes que d'ici à quelques années, le marché du livre va se retrouver dans le même état que celui des jeux, des DVD et des CD.
Je ne suis pas contre la nouveautés, au contraire, mais je ne souhaite pas que ces changement profitent aux revendeurs qui sous payent leurs employés.
Connaissez-vous le salaire d'un vendeur spécialisé (jeux-livres-DVD-CD) en Valais? Tout juste CHF 3,000.00 par mois et ceci pour les chanceux qui ont un travail à plein temps. Pour les autres c'est CHF 14.00 - CHF 15.00 - CHF 16.00 de l'heure et brut svp! Cela signifie aussi pas de congés payés et pas de 13 ème salaire et bien sur pas de 2ème pilier... Tout ce dont vous rêver en tant que futur patron profiteur et voleur.
C'est pourquoi je suis pour de nouveaux canaux où, c'est directement l'artiste, l'écrivain, le concepteur qui profite des retombées commerciales de son travail et non plus ces revendeurs fossoyeurs qui ne savent que baissés les salaires et se concentrent uniquement sur les prix d'appel.
Ecrit par : Natas | 02.03.2010
... Une chose est sûre! Les politiciens sont des "choses" pires que les autres... et c'est le "petit chose" qui me fait comprendre la chose.
En lisant la prose de Monsieur Nantermod, on voit bienqu'il a compris que le livre n'est pas uniqument une marchandise. Les vrais livres en tout cas, pas le galimatias que peut écrire la barone de l'Écusson rouge par exemple.
Mais le politicien ne va jamais accepter qu'il c'est fourvoyer ou plutôt que les arguments falacieux utilisés ne sont que des paravents qui cachent les vraies raisons de sa prise de position: le libéralisme sauvage, pour le fric et uniquement le fric.
Ecrit par : Père Siffleur | 02.03.2010
Un livre écrit avec une orthographe aussi défaillante que directement ci-dessus ne serait même pas une chose!... Uniquement le commentaire d'un PS mal réveillé!
Ecrit par : Père Siffleur | 02.03.2010
"le pain reste bon, la musique variée et les journaux de qualité"!
Oups.....il faut n'avoir jamais goûté aux saveurs d'antan pour oser affirmer cela!
Mais à part cela, vous êtes en train de tuer tout ce qui fait le relationel, qui est aussi à la base de la santé humaine.
A ce rythme vous êtes bon pour un cancer général avant la cinquantaine!
Bon remarquez, moi je dis ça, mais je m'en fous. C'est votre avenir; vous l'aurez construit avec des théories à deux balles et vous en subirez les conséquences.
Ecrit par : Corélande | 02.03.2010
Vous faites pas trop de soucis, ces évolutions ne tuent pas les relations humaines, simplement elles se passent ailleurs, différemment.
Quant aux miracles d'antan, je me marre à lire les niaiseries qui étaient proposées aux jeunes (la bibliothèque rose) en comparaison des ouvrages incomparablement meilleurs (genre Harry Potter) aujourd'hui, la qualité de la musique que l'on trouve sur Internet, les journaux ne me semblent pas aller vers le plus mauvais.
Pour ce qui est du goût du pain, j'ai de la peine à comparer avec celui de la jeunesse de mes parents, je vous l'accorde. Il n'en reste pas moins que je suis persuadé que les boulangers d'aujourd'hui sont capable du meilleur et le font.
Ecrit par : Philippe Nantermod | 02.03.2010
Sans vouloir vous "diriger" dans vos choix Monsieur Nantermod, il me semble que la littérature c'est aussi autre chose qu'Harry Potter, vous ne faites que citer celui-ci, à croire que c'est les seuls bouquins que vous n'ayez jamais lus...
Par contre 100% d'accord pour le net, celui-ci est gratuit est dépasse les "revendeurs" - donc les gros capitalistes orientés fric et fric et qui décident, que vous le couliez ou non, de ce qu'ils vont vous proposer à prix cassé; donc vous faire lire, genre Harry Potter.
Le pire des système anti-démocratiques, la toute puissance du fric, je paye donc je décide.
Internet peut et doit nous sauver des ces rapaces, mais actuellement c'est le contraire qui se passe, le net et de plus en plus flicqué par les crabes qui veulent à tout prix récupérer, ce qu'il considère comme étant, leur blé.
Concernant le goût du pain avant, j'en est rien à branler.
Ecrit par : Natas | 02.03.2010
Je suis au regret de vous annoncer que le mur de Berlin est tombé, que le système communiste a échoué et que nous vivons dans un monde où chacun a le droit de vendre ses services et ses produits au prix qu'il le souhaite.
Les livres que j'ai lu ne sont pas la question du débat, hormis que je ne crois pas notre littérature soit de plus en plus mauvaise. Harry Potter est un bon comparatif qui montre que la concurrence permet de produire des ouvrages populaires de qualité adressés aux enfants.
Ecrit par : Philippe Nantermod | 02.03.2010
Mais rassurez-vous, le prix unique vient d'être adopté, peut être que l'on pourra bientôt bénéficier d'une Loi fédérale sur les prix à la consommation qui fixera le coût de chaque produit et se chargera de tuer une fois pour toute tout esprit entrepreneuriat et d'audace dans ce pays.
Ecrit par : Philippe Nantermod | 02.03.2010
"Quant aux miracles d'antan, je me marre à lire les niaiseries qui étaient proposées aux jeunes (la bibliothèque rose)"
Quels jeunes ? La Bibliothèque rose était destinée aux petits enfants. Pour les enfants et les préadolescents, c'était la Bibliothèque verte et je dois à une voisine dont les enfants avaient grandi, la découverte de Jack London, James-Oliver Curwood, Fenimore Cooper, Alphonse Daudet, Jules Verne, Pierre Loti entre autres, qui sont vraiment très loin de ce que vous appelez des niaiseries !!!
Ecrit par : Scipion | 02.03.2010
"... qui sont vraiment très loin de ce que vous appelez des niaiseries !!!"
Et qui laissent très largement au-dessous d'eux les exploits de votre sorcier préféré.
Ecrit par : Scipion | 02.03.2010
2012 la fin des fins....c'est sûrement la fin du capitalisme avant la fin du monde! (Alors le communisme qui n'a pas fait ses preuves....après 70 ans; c'est la vie....et la roue tourne.)
Alors faut pas trop jubilé, car le tout pour le fric, sans vergognes et sans scrupules ce n'est pas garantit sur le long terme!
Peut être que votre génération M. Nantermod a commencé par le pain blanc, et le pain noir c'est pour demain, inévitablement!!!
Ecrit par : Corélande | 02.03.2010
C'est vous qui le dites. Je n'ai pas lu Harry Potter mais les échos que j'en ai me font penser que l'on a fait bien pire en la matière.
La preuve, ça plait.
Je m'en fous du discours élitiste qui consiste à démolir tout ce qui a du succès.
Quant aux bibliothèques roses et vertes, pour y avoir eu droit, je peux vous dire que j'ai toujours trouvé le niveau de ces bouquins vraiment à raz les paquerettes. Des histoire niaises, chiantes, avec toujours le même fil conducteur, sans beaucoup d'imagination. Enfin, ça correspondait à une demande à une époque.
Ecrit par : Philippe Nantermod | 02.03.2010
Enfin bon, j'ai rien contre la bibliothèque rose, remarquez.
Chacun lit ce qui lui plaît et en pense ce qu'il veut, et l'achète où il veut.
Parallèlement, chacun vend ce qui lui plaît, au prix qui lui plaît.
C'est ça le libéralisme.
Ecrit par : Philippe Nantermod | 02.03.2010
Je crois que vous ne m'avez pas compris Monsieur Nantermod, je l'ai écris plus haut, le pseudo choix dont vous vous gargariser et un leurre.
Connaissez-vous, pour le marché suisse, le nombre d'articles rejetés car les projections de chiffre d'affaire de ceux-ci sont trop restreintes pour un si petit pays... c'est affolant.
Maintenant, si vous êtes un gentil petit mouton consommateur, qui achète ce que les géants de la distribution décident de vous vendre, et qui en plus, se considère libre de ses choix, tant mieux pour vous.
Je le répète le net est là afin de nous permettre de "dépasser" la dictature du marché ou l'idéologie n'est que mercantile; Harry Potter en étant un des exemples les plus insipides.
Je ne suis élitiste, ni communiste, comme vous essayez de le supposer afin de jeter le discrédit, je connais fort bien la grande distribution et je puis vous assurez que la seul chose qui leur importe c'est le blé, alors le choix et la qualité... essayez de trouver des nouveaux auteurs dans les supermarchés et autres enseignes à succursales multiples qui vendent toujours moins cher et en plus grandes quantités..
Je pourrai bien vous expliquer comment cela marche; combien les fournisseurs payent pour que les produits porteurs soient bien placés, comment il vous font signer des agréments de non importations directes, et vous arrosent de blé pour la publicité, et comment ils refusent d'importer des produits nouveaux et différents, car impossible à projeter d'une manière précise le CA qu'ils pourraient générer.
Mon conseil - internet - et surtout ne rien payer à ces requins.
Ecrit par : Natas | 02.03.2010
Pour ma part, un livre n'est juste le récit de la vision (fantastique ou non) de la manière d'interprété des choses de son auteur.
Pour ma part je ne vois pas non plus (tout comme M. Nantermod) en quoi un livre devrait avoir un côté plus "pure" que tout autre objet. Je rapelle quand même qu'aujourd'hui, certain critique les filmes ou autres jeux vidéo alors que les livres aussi ont fait tourner la tête à certain.
De plus, il suffit de regarder, les livre n'attirent que ceux qui veulent bien les lires. L'art, la mode sont issue de la même chose, certains ont le besoin d'apprécier ce qui n'est pas connu et crache dessus, sitot que c'est connu, d'autre lise uniquement des auteurs issue d'un milieu académique (ou autre).
là où je rejoind aussi M. Natermod c'est que la vie d'aujourd'hui ne vaut pas moins que celle des anciens. De toute manière chaque génération pense que ca va de mal en pire. Ce n'est pas plus faux que juste, certaine chose deviennent abérante aux yeux de certains alors que pour d'autre cela s'améliore. Le paradis sur Terre n'a jamais existé jusqu'à maintenant.
Et ce n'est pas parce qu'on ne trouve pas un coté "pur" au livre que l'on manque de respect à la'objet. Tout comme l'on est pas obligé de balancer un aspirateur sans respect.
pour ma part je trouverais interressant de savoir ce qu'en pense les auteurs et de ce côté là, il n'y a pas photo, il y'a de tous les avis.
Que les auteurs qui veulent unifier le prix des livres, se mettent ensemble pour unifier leur prix, et que ceux qui veulent vendre leur livre selon leur vision qu'ils le vendent. D'un coté ou de l'autre je ne vois pas en quoi certain qui se sentent obligé de s'approprié psychologiquement pour homogénéiser les choses.
A partir du moment que cela se fasse dans le respect de tous. Et il existe certainement autant de "petit" libraire qui pourrissent la vie de leur employé que des "gros" qui font du "dumping".
Ecrit par : DdDnews | 02.03.2010
Utopie libérale de croire cela.
Regardez autour de vous, tout n'est que cartel.
Un exemple les médicaments, où comme par hazard, votre parti soi-disant libéral nous les fait payer bien plus cher ici en suisse qu'à l'étranger, afin de bien obéir à ce qui vous donne du blé, les géants de l'industrie pharmaceutique.
Comme par hasard, les lois "divines" du marché n'ont, dans ce cas précis, plus le droit d'oeuvrer; le consommateur suisse paiera ses médicaments 30 à 40% plus cher qu'à l'étragner afin de garantir les bénéfices de vos généreux donateurs..
Expliquez-nous cela Monsieur le libéral?
Ecrit par : Natas | 02.03.2010
"je puis vous assurez que la seul chose qui leur importe c'est le blé, alors le choix et la qualité..."
Et ben oui, c'est normal. Un vendeur a pour but de vendre, les petites librairies ne sont pas non plus des associations philanthropiques.
Je suis persuadé que le jeu de l'offre et de la demande fonctionne bien, et je trouve naturel que les producteurs cherchent à vendre leurs produits, enfin rien de nouveau sous le soleil. Le consommateur fait des choix qui influence les structures du marché, c'est assez logique.
Ecrit par : Philippe Nantermod | 02.03.2010
Le PLR s'est précisément battu - et a perdu - pour refuser l'exception faite aux médicaments dans les importations parallèles.
Ecrit par : Philippe Nantermod | 02.03.2010
Vous ne savez pas lire Monsieur Nantermod, je viens de vous expliquer que le choix est volontairement restreint commercialement; qu'en au petits libraires, grâce à votre politique, ils n'existent bientôt plus.
Concernant les vendeurs, on leur demande de remplir les rayons, pas de connaître les produits, d'où le choix restreint, afin de générer um max de blé sur un minimum de produits.
Je le répète, si vous êtes heureux d'être lobotomisé par le marché et le non choix qu'il propose, tant mieux pour vous, mais de grâce arrêter avec votre discours libéral de choix et d'opportunité de se cultiver.
En réalité vous êtes un parfait exemple du nain de jardin soumis à la concurrence et à l'économie de marché, vous vous contentez de la médiocrité et avec la stupidité d'un moineau prétentieux vous vous donnez continuellement raison de peur que l'on vous prouve que vous avez tord.
Ecrit par : Natas | 02.03.2010
Oui, je sais lire, et je vous dit que vous avez tort.
Les magasins, petits et grands, cherchent à vendre leurs produits et leurs services. Mais c'est le consommateur qui choisit qui pratique les bonnes méthodes et propose les bons produits.
Je ne suis pas lobotomisé par le marché. Les producteurs doivent vendre des produits qui me conviennent sinon je ne les achète pas.
Vos élucubrations sur la médiocrité n'engagent que vous, votre condescendance à l'égard des produits qui plaisent est simplement ridicule.
Ecrit par : Philippe Nantermod | 02.03.2010
« Cette concentration des espaces de ventes est le choix du consommateur » ! Comment peut-on écrire de telles âneries en 2010 ? Et une librairie est-elle un espace de vente comme un autre ?
Essayez d'aller à la FNAC, par exemple, et demandez le dernier Chappaz (quelqu'un de votre pays)… Vous verrez la « libraire » affolée. Elle vous demandera qui est Chappaz, et vous enverra au rayon DVD… La plupart des « grandes surfaces » n'offrent aux « consommateurs » que ce qui se vend — c'est-à-dire le plus médiocre, le plus mal écrit ou le plus à la mode… Et la plupart des libraires des grandes surfaces parlent souvent à peine le français…
Le prix unique du livre permettrait d'équilibrer et de sauver ce que le libéralisme détruit chaque jour. C'est-à-dire simplement : le livre ! Mais je doute, à vous lire, que vous alliez souvent dans les librairies. Pourtant, il y en a une excellente dans votre pays, La Liseuse, à Sion, que je vous recommande.
Ecrit par : jmo | 02.03.2010
Le livre détruit par le libéralisme ? Vous vous appuyez sur quoi pour prétendre cela ?
Et oui, les choix des consommateurs dictent le fonctionnement du marché, c'est une évidence. Fnac s'est cassé les dents sur de nombreux marchés en arrivant pas à se mettre au rythme de ses consommateurs et a quitté ces secteurs.
Quant à prétendre que le service de la Fnac est celui-que vous décrivez, je vois qu'en matière d'ânerie, vous me surpassez d'une sacrée longueur.
Ecrit par : Philippe Nantermod | 02.03.2010
Ce ton péremptoire et arrogant est détestable et la lobotomie étant déjà tellement développée que ce jeune marmot ne comprend pas qu'il vit dans un monde où il n'est pas SEUL, et que la politique c'est aussi penser pour l'ensemble!
La touche rose du jour est pour Scipion, sur sa joue droite, les marques de mon rouge à lèvres pour une affectueuse démonstration relationnelle!
Chacun son monde et les brebis seront bien gardées! L'important c'est de ne pas suivre le pâtre au bord de la falaise!
Ecrit par : Corélande | 02.03.2010
"Des histoire niaises, chiantes, avec toujours le même fil conducteur, sans beaucoup d'imagination."
Dites Nantermod, vous avez lu les quelques noms d'écrivains que j'ai connu grâce à la Bibliothèque verte ? Niais, chiants, sans imagination Jack London, James-Oliver Curwood, Fenimore Cooper, Alphonse Daudet, Jules Verne, Pierre Loti entre autres ?
Vous lisez quoi, vous-même ? A part "Le Confédéré" ?
Ecrit par : Scipion | 02.03.2010
"La touche rose du jour est pour Scipion, sur sa joue droite, les marques de mon rouge à lèvres pour une affectueuse démonstration relationnelle!"
Apportez aussi un défibrillateur.
Ecrit par : Michel B | 02.03.2010
Monsieur Nantermod vous êtes tellement imbus de vous même...
Vous avez raison sur tout, vous avez tout compris et les idées que vous défendez sont géniales.
Le jour ou, comme pour la musique et les films, le choix sera réduits au 100 meilleures ventes et ou l'on trouvera ces produits à la sortie de caisse de tous bons supermarchés, vous ne viendrez pas pleurer, votre "marché" aura imposer sa loi.
Je vous ai expliqué la politique "d'assèchement" que mènent les grand groupes, mais comme vous êtes bornés, vous éviter de parler de tout ce qui pourrait devoir vous faire repenser votre idéologie...
A votre age c'est malheureux d'être déjà un psycho rigide sans ouverture d'esprit et sans le moindre sens de l'autocritique.
Alors, encore une fois, vous avez raison sur tout, vous savez tout et comprenez tout et vous n'avez jamais tord sur rien.
Vivement que vous vous retrouviez au CF.
Je suis sur que vous y pensez en faisant "semblant" de vous raser le matin.
Ecrit par : Natas | 02.03.2010
@nanthermod
"Pour faire plaisir à la SPA, on a écrit que les animaux n'étaient pas des choses, aujourd'hui on veut leur attribuer un avocat."
Vous savez bien qu'il n'y a aucune chance que ça passe.
Pour faire plaisir à ceux qui étaient contre l'esclavage on a écrit que les humains n'étaient pas des marchandises, aujourd'hui on doit les payer (trois fois rien) pour qu'ils travaillent.
Je trouve la vision du monde uniquement mercantiliste des libéraux comme vous absolument terrifiante. Vous n'avez donc aucunes convictions, aucunes valeurs, en dehors des valeurs financières ? Il est clair que vous avez vendu votre âme. J'espère que vous en avez tiré un bon prix. Les libéraux sont-ils encore humains ou est-ce que ce sont des choses ? Je pencherais pour la seconde hypothèse. Il semble que les libéraux soient des tiroirs caisse sur pattes.
Grâce à vous je comprends mieux pourquoi la majorité des électeurs de droite préfère voter pour l'UDC que pour le PLR. Ils sont un peu extrêmes mais au moins ils ont des convictions.
@dddnews
A la vue de votre orthographe on se rend compte que des livres vous n'avez pas dû en ouvrir souvent. Alors évidemment si pour vous ils ne servent qu'à prendre la poussière sur une étagère je comprends que vous ayez des difficultés à saisir ce qu'ils ont de spécial.
Ecrit par : hebus | 02.03.2010
Excellent Hebus! De ma part vous avez également droit à la marque rose sur la joue droite!
Que votre journée soit illuminée de rayons - sans poussière -!
??? Michel B. - Nantermod - Les parasites-usurpateurs - ???
Ecrit par : Corélande | 02.03.2010
Le drame de la politique suisse, c'est qu'elle n'intéresse que les seconds, voire les troisièmes couteaux. C'est pourquoi M. Nantermod a toutes ses chances. En Valais, c'est un champion du monde ! François Pignon doit avoir peur…… Il peut écrire (et penser, si cela se trouve) ce qu'il veut : il trouvera toujours une poignée de têtes brûlées pour soutenir sa cause. Ne méritons-nous pas mieux que cela ?
Ecrit par : jmo | 02.03.2010
On atteint vraiment les limites de la politesse ici, c'est merveilleux.
J'ai des valeurs, et avant tout celles de liberté, de responsabilité et de mérite.
Je suis un vrai libéral, convaincu que tous les modèles des biens pensants et des vieux réac' que vous êtes s'est planté et continuera à se casser la figure.
Ce qui me fait peur, c'est n'est pas la Fnac ou Payot qui peuvent s'effondrer demain matin. C'est bien davantage un Etat qui cherche à tuer dans l'oeuf toute prise de risque en nivelant tout ce qui se fait.
Jmo, si la politique n'intéresse que des troisième couteau de mon espèce, je ne peux que regretter que vous ne fassiez rien pour inverser la tendance en vous y lançant.
De toute manière, quoi qu'on en dise, je reste persuadé qu'à terme, prix unique ou pas, la structure du marché du livre va être bouleversée comme ce fut le cas pour le disque ou la vidéo. Reste que les mesures prises aujourd'hui ne seront jamais que l'oreiller de paresse qui empêchera nos entrepreneurs de concurrencer décemment les sociétés des Etats libéraux. Pas étonnant que Google, Apple, Amazon et Microsoft ne soient pas Suisse. L'époque des Henri Nestlé est décidément bien révolue...
Ecrit par : Philippe Nantermod | 02.03.2010
Moi, je me marre de lire Scipion encenser Pierre Loti.
Tu n'es pas sans savoir Scipion la fascination qu'avait Loti pour l'Orient. Ce n'est pas lui qui aurait voté l'interdiction des minaret-pour-ennuyer-les-méchants-mahométans-qui-font-des-mioches. Au contraire, si je ne m'abuse, il avait décoré sa maison comme un palais d'orient.
Si Loti était vivant, je parie fort que tu l'accuserais de Dhimmitude (c'est comme ça qu'on dit?)
Bon, je te l'accorde, ni Mauras ni Sanchez ne sont à la bibliothèque verte, dur dans ces conditions de trouver des lectures qui te conviennent entièrement :-) .
Mis à part ça, j'apprécie le déchainement de Bobo provoqué par le blogpost de Nantermod. Franchement, ceux qui se croient supérieur parce qu'ils ont ouvert un livre de Francis Ponge sont des rigolos!
bien à vous
MC
Ecrit par : Mat | 02.03.2010
lire:
ni Mauras ni Fernandez
mes excuses pour la confusion
Ecrit par : Mat | 02.03.2010
Ce qu'il y a de pathétique c'est que comme le morpion (pas rasé) que vous êtes vous vous accrochez à vos convictions comme à une paire de c... et vous ramenez tout au marché...
C'est dommage, car comme tout, "le marché" a ses avantages et ses inconvénients.
Être ou faire le benêt qui ne souhaite voire qu'un côté de la pièce, c'est nous mener droit à de nouvelles affaires du type Swissair et UBS, notez au passage que tous les rats qui se goinfrés dans ces 2 compagnies étaient des Libéraux-radicaux et que tous ces rats se sont barrés avec le blé en laissant les ouvriers sur le carreaux... belle mentalité, la solidarité selon le crabe libéral-radical.
Swissair et UBS étaient des fiefs libéral-radical.
Alors un peu moins de confiance dans ces tas de m... d'entrepreneur véreux et un peu plus de respect des ouvriers ne vous feraient pas de mal.
Je note au passage que le fait que le personnel de vente travail à près de 80% à l'appel avec des salaires de misère ne vous gène absolument pas.
Si jeune et si méprisant, c'est triste, très triste.
Ecrit par : Natas | 02.03.2010
En matière de mépris, vous faites très fort.
Si vous considérez vraiment que le livre n'est pas une marchandise, n'entre pas dans un marché, libre à vous de créer un collectif qui vend des livres écolos à son prix de revient, de ne pas gagner d'argent dessus, de proposer votre propre manière de fonctionner.
Le système actuel sur lequel vous vomissez vous permet précisément de proposer autre chose. Le problème est que cet autre chose, ce système de petits libraires, il ne marche pas si vous ne l'imposez pas à coup de lois, de règlements et d'amendes. Honnêtement, je préfère largement la dure loi du marché à la dictature des bien-pensants.
Ecrit par : Philippe Nantermod | 02.03.2010
Hebus,
"A la vue de votre orthographe on se rend compte que des livres vous n'avez pas dû en ouvrir souvent. Alors évidemment si pour vous ils ne servent qu'à prendre la poussière sur une étagère je comprends que vous ayez des difficultés à saisir ce qu'ils ont de spécial."
Vous voulez dire que parce que je fais de faute de frappe, agrementé d'une syntax catastrophique et d'un soupçon de manque de discipline, je dois subir votre volonté de vous approprié un domaine qui ne vous appartient pas?
Pour Natas, et vous croyez qu'avec votre façOn de faire vous ne favorisez pas de cartel!?! Ah mais non, quand c'est pour vos idées c'est pour le bien de la société mais queand c'est pour les autres, c'est du cartel.
"Un exemple les médicaments, où comme par hazard, votre parti soi-disant libéral nous les fait payer bien plus cher ici en suisse qu'à l'étranger, afin de bien obéir à ce qui vous donne du blé, les géants de l'industrie pharmaceutique"
Et vous vous tentez de faire payer plus cher pour tout le monde, je ne sais pas ce qui est mieux...
Ecrit par : DdDnews | 02.03.2010
Comme le dit M. Nantermod, rien ne vous emp^che aujourd'hui de faire "mieux" selon vous.
Pour la musique justement il existes des maison de disques qui commercialisent les disques "équitablement" selon la volonté des auteurs, vous n'êtes pas obligé d'acheter vos CD chez Citydisque ou sur Itunes.
Par contre en terme d'emploi il serait interressant de voir combien de personne sont engagée par apport au nombre de client dans une petite librairie ou une grande. Si ca se trouve une grande librairie est capable d'engager plus de personne proportionnellement à une petite. Et si c'est le cas, les grandes libraires auraient une plus grande capaacité d'employer du personnel. Y'a t'il des chiffres?
Ecrit par : DdDnews | 02.03.2010
Monsieur Nantermod, vous dites:
Honnêtement, je préfère largement la dure loi du marché à la dictature des bien-pensants.
L'acceptation de l'un n'exclus pas automatiquement l'autre, et il y a plus qu'un choix binaire dans la vrai vie, Monsieur Nantermod.
A vous lire, c'est presque un copié-collé des jeunesses UDC, choix restreint et obtus; obligation de se profiler d'une manière simpliste et populiste...
Allez je vous laisse Monsieur le futur CF et espère que la vie vous apprendra à ouvrir votre esprit à autrui... On peut rêver...
Ecrit par : Natas | 02.03.2010
Mais c'est pourtant vous qui voulez imposer une manière de fonctionner et refusez que ce soit les individus qui choisissent librement des options qui leurs sont offertes.
Si en effet l'acceptation de l'un n'exclut pas l'autre, il faudra alors accepter de ne pas édicter de loi qui condamnent une manière de faire, arrêter de vouloir systématiquement interdire les comportements qui s'écartent de vos opinions !
Le copier-collé des jeunesses UDC, je le vois plutôt de votre côté, les insultes en plus.
Ecrit par : Philippe Nantermod | 02.03.2010
"L'acceptation de l'un n'exclus pas automatiquement l'autre, et il y a plus qu'un choix binaire dans la vrai vie, Monsieur Nantermod."
Et c'est exactement le choix que vous avez aujourd'hui. VOus pouvez aller chez payot ou chez un petit libraire. La volonté d'avoir un prix unique ne permettra justement plus de véritablement choisir. Ce serait un peu comme choisir entre UBS et credit Suisse, c'est du pareil au même...
"obligation de se profiler d'une manière simpliste et populiste..."
Pour ma part je trouve plutot que c'est de vouloir un prix unique pour les livres qui est simpliste et populiste.
Ecrit par : DdDnews | 02.03.2010
DdD sauf que pour Crédit Suisse ou UBS ils n'ont pas besoin de vos petits sous, rien à foutre!
Par contre c'est la mort des petits libraires vos trucs à la con, comme avant cela a été la mort des petits commerces!
C'est tellement mieux de se bousculer dans les grands centres où tout le monde est agressif, les employés incompétents pour vous répondre.....
Pas grave l'important c'est "plein de fric dans les poches "des innovateurs-managers- grâce aux clients que l'on vole et au personnel que l'on exploite.....le nouvel esclavage quoi! C'est ça le créneau politique du futur de Nantermod.....SVP Jamais au CF; un navet par siècle ça suffit!
Mat..Dans confusion, il y a con et fusion...Ca fait beaucoup pour un seul homme!
Ecrit par : Corélande | 02.03.2010
"DdD sauf que pour Crédit Suisse ou UBS ils n'ont pas besoin de vos petits sous, rien à foutre!"
Oui et alors, si pour ma part je préfère leur confier mes sous plutot qu^à vos libraire?
D'un autre coté, qui vous dit que je ne sponsorise pas un autres artisan d'un autre domaine?
Ce n'est pas pour autant que je vous force vous à consommer au même prix que lui!?!
Les livres ne sont pas les seuls obkjet vendu dans le monde...
"C'est tellement mieux de se bousculer dans les grands centres où tout le monde est agressif, les employés incompétents pour vous répondre....."
Qui vous dis que je ne vais pas dans les petites librairie!?! C'est pas parce que MA PETITE personne fait comme ca que je dois me sentir obliger do forcer tout le monde à faire comme moi...
Et vous m'excuserez Corélande mais des artisans malhonette et mal poli, il y'en a aussi pas mal chez les artisans. Le cliché du gentil pauvre artisan fasse au méchant grand commercant c'est un peu dépassé, non?
Après tout ces gens qui travail se sont vos voisins, rien ne vous emp^che de leur laisser un pour-boire ;-)
Ecrit par : DdDnews | 02.03.2010
Tout cela va vous mener à des formatages style "téléjournal";
Ceux qui vous disent des vérités parce que c'est Darius Rochebin qui l'a dit au TJ. Vous faites tout dans le raccourci, tout, tout de suite et maintenant!
La Culture ça prend du temps, et c'est vrai qu'à vous voir courrir comme des ânes vous devez en manquer....du temps! C'est peut être parce que votre futur est fait de vents et d'images et que lorsque le rideau tombera il n'y aura plus besoin d'illustres tombeaux dans les cimetières....Tous à l'incinération!
(c'est comme sur les rayons:....Il n'y aura plus que de la poussière).
Ahahaha je me suis lachée.....ça fait du bien!
Ecrit par : Corélande | 02.03.2010
"Ceux qui vous disent des vérités parce que c'est Darius Rochebin qui l'a dit au TJ. Vous faites tout dans le raccourci, tout, tout de suite et maintenant!"
Je ne peux qu'être d^accord avec vous sur ce point de la même manière que certain prétendent que "parce que cet écrivain à dit, alors..."; "parce qu'un livre c'est plus noble que..., alors..".
"La Culture ça prend du temps, et c'est vrai qu'à vous voir courrir comme des ânes vous devez en manquer....du temps! "
Tout à fait d'acccord avec vous, cela certain aiment bien courrir, pourquoi les empêcher?
Personne ne vous force à les suivres, tout comme personne ne force d'aller faire ses course à la FNAC, de voler avec EasyJet, etc...
"(c'est comme sur les rayons:....Il n'y aura plus que de la poussière)."
Chacun sa manière d'imager le monde comme il désire le voir.
Ecrit par : DdDnews | 02.03.2010
M. Nnatrermod, il me semble que votre deuxième phrase prouve que vous n'avez rien compris au problème. Vous parlez de quelques mois de libre copmmerce, mais le système de liberté des prix existe depuis toujours. Les libraires demandaient justement de changer ce système qui ne leur permet plus de subsister, face aux grands distributeurs qui ne vendent qwue les produits d'appel, alors qu'on est obligé de se tourner vers un vrai libraire dès qu'on cherche un livre qui n'est pas uniquement un produit de pub.
Ecrit par : gamine | 02.03.2010
@ gamine
Vous avez raison, cela fait plus de 10 posts que je démontre à Monsieur Nantermod le coté sournois des grandes surfaces, pour celles-ci la lecture c'est Harry Potter, ils en achètent des tonnes et comme pour les films et la musique cassent les prix.
Le petit libraire, voir le spécialiste qui comptait sur ce produits pour générer du chiffre d'affaire et ainsi augmenter son choix en largeur et profondeur ne peut plus "tourner".
Je l'ai expliqué en parlant du big boss suisse du plus grand distributeur d'electro ménager, hi-fi, tv, computer, music d'Europe.
Cela s'appelle "assécher" les petits spécialistes, et une fois qu'ils ont crever, mettre sur pied une politique cartelaire.
Monsieur Nantermod ne prend même pas la peine de s'expliquer, il a raison et le marché, selon lui résout tout, comme avec Swissair et UBS.
Vous êtes priés d'acheter les prix cassés et les produits que l'on a choisi de vous vendre, voir mes autres posts, c'est pathétique et malheureux mais vrai.
Alors vive Harry Potter pour la lecture, Tokio Hotel pour la musique et Fast and Furious 5 pour le cinéma.
C'est soumis au marché donc c'est bien.
Ecrit par : Natas | 02.03.2010
@ Natas & Gamine.
Il faut se mettre d'accord sur la notion de grande surface. Il n'y aura jamais un assortiment de qualité dans une petite Migros certes, cependant, il me semble que ExLibris, qui appartient à la migros fait un libraire tout à fait convenable. Puisque il semble que c'est le critère, sachez donc que l'on y trouve du Maurice Chappaz, je vous invite à aller voir exlibris.ch.
De même payot est un grand libraire. Son assortiment est complet et la qualité des conseils qu'offrent les libraires est excellente. Et pourtant...quelle horreur, ça appartient à Hachette.
Et Orell Fuessli alors? Libraire indépendant, ou grand groupe? Ce sont les derniers avec leur coin Payot à offrir de la littérature française à Zurich. Grand distributeur atroce qui se soucie d'une minorité linguistique?
Et Schultess? Quelle horreur, cette maison d'édition géante spécialisée dans le droit, pourtant leur librairie est la seule qui offre un assortiment exhaustif en matière juridique (avec peut-être Librophoros à Fribourg, qui profite de la faculté de droit.)
Et que penser de la Fontaine à Vevey. Petite librairie indépendante, je vous l'accorde... Mais... il y a une société Tome3 SA qui chapeaute (ou chapeautait) la Fontaine. Avec 3 sites de ventes (vevey dorigny Yverdon). Cela en fait-il un grand méchant, ou est-ce que c'est toujours un petit libraire.
Et la Fnac. On y trouve aussi du Chappaz, et même un assortiment plus complet que la moyenne en livre de sociologie et en livres de photographie...
Je crois qu'il ne faut pas confondre un grand distributeur de livres avec un supermarché leclerc. On en est loin. Et j'aimerais bien que vous reconnaissiez que de grands libraires (par la taille), font aussi du bon boulot, ce serait sympa!
bien à vous
Ecrit par : Mat | 02.03.2010
@Mat : au lieu de parler de petits libraires j'aurais peut-être dû utiliser le terme de "vrais" libraires, donc de libraires dont c'est le métier. Cela n'enlève rien au fait que M. Nantermod fait un erreur quand il parle de quelques mois de libre commerce.
Ecrit par : gamine | 03.03.2010
Si je ne m'abuse toute cette affaire vient à l'origine de la COMCO qui avait cassé le cartel alémanique qui avait imposé un prix unique de facto...
Ecrit par : Philippe Nantermod | 03.03.2010
@ Gamine
La question reste la même: Ex Libris, Payot, Orell Fuessli, La fnac, tous emploient des libraires comme vendeurs spécialisés...
Ecrit par : Mat | 03.03.2010
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