20.05.2009
A mon cher Grégory Logean
Cher Grégory,
A l’heure où l’économie vacille, qu’une grave pandémie menace et que l’on monte les marches à Cannes, toi et tes amis aux idées aussi courtes que leurs cheveux empoignent enfin le problème qui nous inquiète tous: la condamnation publique des pédés. Merci. Du fond du cœur.
Ainsi, les jUDC valaisans profitent de cette journée mondiale de l’homosexualité pour vomir une de vos têtes de turc préférées: l’homosexuel. Comme toujours avec vous, j’entends la voix de Dalida résonner dans mes oreilles : ‘’paroles, paroles, paroles’’. Des grandes théories, c’est tout ce dont tu es capable. Tu ne proposes rien de concret pour lutter contre ce « vice », cette « déviance » qu’est l’homosexualité, face à laquelle toute la classe politique se couche. Faut-il seulement renommer la famille Gay en famille Joyeux pour éviter toute confusion malheureuse ? Ou doit-on déporter tous ceux de la jaquette en Suisse allemande ? Est-il judicieux d’interdire aux hommes la conduite de petites cylindrées, de boire des boissons sucrées et le port des chemises roses ? Dans ton monde, les femmes seront-elles bannies des métiers de bûcheron, de conducteur de camion et de l’armée ?
Ta haine du politiquement correct est respectable, mais le remplacer par l’idiotie la plus crasse n’est pas forcément un progrès. Ce qui est particulièrement affligeant dans ton discours, c’est sa vacuité. Honnir les homosexuels n’est pas un message politique. On peut hurler contre les chauves calvinistes, les asiatiques aux oreilles décollées ou les Soleurois adeptes de sbrinz, on n'a pas encore atteint le niveau politique qui impose qu’au-delà de désigner un ‘’problème’’, on tente d’apporter une bribe de solution. Tu en es bien incapable. Parce que rien ne justifie que l’on haïsse des citoyens pour leur mode de vie. Parce qu’aucun raisonnement politique ne peut soutenir pareille idée depuis soixante ans. Sans doute regrettes-tu cette douce période où ‘’famille, travail, patrie’’ voulait encore dire quelque chose, et qu’au nom de ce slogan, on savait traiter comme il fallait juifs, homos et tsiganes.
Une seule chose est sûre : Dieu est de ton côté. Sinon, le ridicule tuerait.
Avec mes salutations, mon Cher Grégory.


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Commentaires
Avec le sergent-major Kevin Grangier et le sémillant Grégory Logean, l'UDC se porte bien. Ils n'ont pas le début de la plus petite parcelle d'une idée, c'est donc pas grave.
Ecrit par : kalvin | 20.05.2009
Procès d'intention de la pire espèce ! La jUDC valaisanne ne vomit pas l'homosexuel et elle ne le honnit pas davantage. Elle range le PACS parmi les facteurs de régression d'une civilisation, la nôtre, avec la dépénalisation des drogues, l'avortement, l'UE, la perte d'identité, l'insécurité...
Elle ne condamne pas non plus l'homosexualité, mais sa banalisation, qui débouche sur un exhibitionnisme sordide, dont la Gay Pride est l'apothéose annuelle :
http://incogman.files.wordpress.com/2009/03/gay-pride-parade.jpg
Il ne s'agit pas de haïr des gens en raison de leur mode de vie, mais de les fustiger en raison de l'outrecuidance qui les pousse à étaler "fièrement" leur déviance et à revendiquer des droits complètement indus.
N'oublions pas que ce sont bel et bien les Gay Pride et l'homologation du couple homosexuel qui ont donné un nouveau souffle à l'homophobie. Exactement comme l'immigration stimule et nourrit la xénophobie.
Les homosexuels pouvaient vivre heureux en vivant cachés, comme ils l'ont fait pendant des décennies, ils ont voulu de la visibilité, qu'ils ne s'étonnent pas de recevoir des baffes !
Ecrit par : Scipion | 20.05.2009
Scipion, vous êtes complètement à la masse.
La LPart a été acceptée par le peuple, que cela ne vous plaise. Elle est en vigueur et il n'est pas question d'y revenir.
Si vous lisez le communiqué des JUDC, vous verrez qu'il n'est nullement question de LPart.
Les homosexuels devraient se cacher ? Au nom de quoi ? Et qu'est-ce qui justifie qu'ils se prennent "des baffes" ?
Les droits sont les mêmes pour tous, je ne vois pas au nom de quoi vous pouvez exiger qu'ils se cachent. Au nom de quoi leur comportement doit-il être condamné publiquement ?
Vous dites: "N'oublions pas que ce sont bel et bien les Gay Pride et l'homologation du couple homosexuel qui ont donné un nouveau souffle à l'homophobie. Exactement comme l'immigration stimule et nourrit la xénophobie."
Vous ne parvenez visiblement pas à comprendre un rapport de causalité. L'immigration n'est pas la cause de la xénophobie. Elle est peut-être un déclencheur, mais ne la justifie pas ni ne l'explique.
Vous êtes de ceux qui prétendent que le viol s'explique et s'excuse par l'invention de la mini-jupe ou que les black blox trouvent une justification de leur action dans le nombre de 4x4 garés en ville.
J'espère que vous êtes de mauvaise foi quand vous affirmez de pareilles âneries. Ou alors vous êtes vraiment un crétin.
Ecrit par : Nantermod | 20.05.2009
Ah, Scipion, décidemment chez vous la visière de l'intellect est toujours rabaissée jusqu'aux fondements de l'humeur.
Ecrit par : Azrael | 20.05.2009
"La LPart a été acceptée par le peuple, que cela ne vous plaise."
Cela me déplaît profondément, parce que j'interprète ce vote comme un signe d'indifférence à l'égard du devenir de la société en tant que société.
"Si vous lisez le communiqué des JUDC, vous verrez qu'il n'est nullement question de LPart."
Le PACS est mentionné sur l'affiche, ça me paraît très clair.
"Les homosexuels devraient se cacher ? Au nom de quoi ?"
Du même principe qui fait que les onanistes "normaux", les zoophiles "normaux" et les incestueux "normaux" (majeurs et consentants, of course) ne se donnent pas en spectacle.
"Et qu'est-ce qui justifie qu'ils se prennent "des baffes" ?"
Leur arrogance en tant qu'adeptes "fiers" de comportements dont la société ne retire pas le moindre bénéfice et qui est une source de troubles pour certains adolescents, qu'ils prétendent de surcroît priver des secours de la psychiatrie.
N'oublions pas non plus que dès le milieu des années 80, ils se sont élevés avec véhémence contre toute politique de dépistage systématique du sida. L'ampleur de l'épidémie leur doit donc beaucoup.
"Les droits sont les mêmes pour tous..."
Comme c'était à prévoir y a déjà des pédophiles qui ont repris cette balle-là au bond. J'en ai entendu un s'exprimer ainsi, à visage découvert, dans l'émission d'Yves Calvi, "C'dans l'air"... Reconnaître une diversité d'orientations sexuelles revenait à ouvrir une boîte de Pandore qui est très loin d'avoir vomi toutes ses conséquences.
"...je ne vois pas au nom de quoi vous pouvez exiger qu'ils se cachent."
Parce qu'une déviance sexuelle n'est pas un spectacle décent, mais un spectacle immoral. Et lorsqu'on lève l'interdit moral sur certaines choses, on se prive de la possibilité de l'invoquer pour d'autres tabous. Pour l'inceste, par exemple.
Encore une fois dans la foulée de l'homologation de l'homosexualité, un couple allemand "frère/soeur", parent de quatre enfants sauf erreur, a déjà tenté d'obtenir une modification des lois réprimant l'inceste. C'est une autre conséquence logique de la reconnaissance de la diversité des orientations sexuelles.
"Au nom de quoi leur comportement doit-il être condamné publiquement ?"
Parce que tout comportement public s'expose à être publiquement condamné.
" L'immigration n'est pas la cause de la xénophobie. Elle est peut-être un déclencheur, mais ne la justifie pas ni ne l'explique."
Aller regardez ce qu'il se passe en Italie et revenez développer votre théorie. De nos jours, la xénophobie ressortit à la légitime défense, face à une immigration allogène et alterculturelle
"J'espère que vous êtes de mauvaise foi quand vous affirmez de pareilles âneries. Ou alors vous êtes vraiment un crétin."
L'attaque personnelle comme ultime bouée de celui qui est à court d'arguments, c'est déjà un vieux classique des forums du web.
Ecrit par : Scipion | 20.05.2009
Très bien dit. Cependant, ce serait un peu plus crédible si le PRD ne servait pas systématiquement la soupe à l'UDC (p. ex. en votant pour M. Blocher et M. Maurer au conseil fédéral, en apparentant ses listes, voire faisant liste commune avec elle, etc.). Quand donc le centre-droite comprendra-t-il qu'il ne peut que perdre en faisant alliance avec l'UDC et en se mettant systématiquement à sa remorque?
Ecrit par : Jean Christophe Schwaab | 20.05.2009
Je pense que Scipion a tapé là où ça fait mal et à voir ceux qui prennent la défense des exhibitionnistes des gays-prides, ils doivent partager ce mode de vie ! Je me demande ce que M. Nantermod et M. Schwaab diraient si des hétéros manifestaient dans les rues ! Je suis certains qu'ils seraient outrés !
Ecrit par : Octave Vairgebel | 20.05.2009
J'aimerais rappeler que la civilisation qui a dessiné les grands contours de la modernité que nous connaissons et nous a transmis en vrac: la Démocratie, la Comédie, la Tragédie, la Philosophie, les grands fondements des Sciences Modernes et les Jeux Olympique trouvait normal qu'un homme d'âge mûr courtise de jeunes éphèbes et leur transmette expérience et connaissance par le vit et le fion.
Donc si la Grèce Antique est une amibe, nous sommes tous déjà des amibes...
Pour le reste tout le monde est libre de faire ce qu'il veut de son vit et de ses fondements. Et on ne devient pas homo en assistant à une gay pride. Qu'on en soit agacé, je trouve pas anormal, à chacun son seuil de tolérance, mais ça excuse pas de dire certaines grosses conneries, surtout quand on est politicien...
Ecrit par : Carlitos de Unamuno | 20.05.2009
"J'aimerais rappeler que la civilisation qui a dessiné les grands contours de la modernité que nous connaissons et nous a transmis en vrac: la Démocratie, la Comédie, la Tragédie, la Philosophie, les grands fondements des Sciences Modernes et les Jeux Olympique trouvait normal qu'un homme d'âge mûr courtise de jeunes éphèbes et leur transmette expérience et connaissance par le vit et le fion."
Et elle trouvait tout aussi normal d'avoir des esclaves pour effectuer les basses besognes qui étaient interdites aux gens de bien. Ca ne mène à rien de sortir un élément de son contexte global qui, bien souvent, l'explique et le justifie, en tout ou en partie.
Ecrit par : Scipion | 20.05.2009
"Et elle trouvait tout aussi normal d'avoir des esclaves pour effectuer les basses besognes qui étaient interdites aux gens de bien."
Ouais, presque un point pour vous sur ce coup là... @;-) Sauf que la condition d'esclaves est imposée, les relations sexuelle entre adultes de même sexe est consentente. A la rigueur on pourrait comparer le viol à l'esclavage, mais certainement pas l'homosexualité. Je ne vois pas d'atteinte à la liberté individuelle dans l'acte sexuel entre adultes consentants de même sexes.
Ensuite être pour le droit à un couple homosexuel de jouir de certains droits civils, notamment en cas de décès ou de maladie, ne veut pas dire que l'on soit obligatoirement pour l'adoption au sein des couples homosexuels. mois je suis pour les PACS, pas pour l'adoption (un tiers étant en jeu, qui n'est pas en âge de choisir, il me semble que le schéma est déjà plus délicat). De plus les PACS sont surtout utilisé aujourd'hui par des hétéros, et le mariage traditionnel hétéro échoue dans 50% des cas. Je ne crois pas que les homos y aient grand chose à voir: l'érosion de la famille tient plus, justement, à l'épanouissment de l'idée de liberté individuelle.
Pour la Gay-Pride, ma fois personnellement je n'y assiste pas, ce qui semble par contre être le cas de ceux qui s'en plaignent. Pour le bruit, ben moi quand c'est jour de fanfare je change d'air: le massacre de cartines oeuvres musicales par nos fanfares locales tient tout bonnement de l'obscénité parfois! @;-)
Ecrit par : Carlitos de Unamuno | 20.05.2009
"certaines oeuvres musicales"
Ecrit par : Carlitos de Unamuno | 20.05.2009
Carlitos, vous n'avez pas entendu les meilleures fanfares du pays. Pour celles de Genève, c'est autre chose depuis que Mugny leur a interdit de défiler dans nos rues à cause de la circulation le dimanche matin !
Ecrit par : Octave Vairgebel | 20.05.2009
« Ouais, presque un point pour vous sur ce coup là... »
Je ne disais pas cela pour marquer un point, mais parce que je considère, à tort ou à raison - mais certainement à raison :o) - qu'une société forme un tout, avec des règles, des tabous, des moeurs, des us, des coutumes. Des bornes aussi, comme disait Pompidou, au-delà desquelles, il n'y a plus de limites. L’union homosexuelle en a franchi une.
Je me suis toujours demandé, et je continue, la gueule que ferait l’officier civil en face duquel se présenteraient un père et son fils, majeurs, vaccinés et consentants, pour faire enregistrer un PACS. Folie absolue ? Pas plus, je vous le certifie, que ne l’aurait été, en 1980, l’annonce de l’avènement du mariage homosexuel dans les vingt ans à venir.
« Ensuite être pour le droit à un couple homosexuel de jouir de certains droits civils, notamment en cas de décès ou de maladie, ne veut pas dire que l'on soit obligatoirement pour l'adoption au sein des couples homosexuels. mois je suis pour les PACS, pas pour l'adoption ... ».
Ce n’est pas cohérent. Les « plus avancés que vous » l’introduiront sans que vous n’y puissiez rien.
Dans l’absolu, je n’étais pas contre le PACS non plus, mais je savais que s’il était accepté, le mariage suivrait, juste avant l’adoption et des formes plus ou moins sordides de procréation assistée*. Vous connaissez j’imagine la tactique du salami…
« De plus les PACS sont surtout utilisé aujourd'hui par des hétéros, et le mariage traditionnel hétéro échoue dans 50% des cas. »
Ca, c’est en France et peut-être dans quelques cantons, mais ce n’est pas le sujet.
« Je ne crois pas que les homos y aient grand chose à voir: l'érosion de la famille tient plus, justement, à l'épanouissment de l'idée de liberté individuelle. »
Triste épanouissement, alors, qui enregistre le triomphe de l’égoïsme et de l’irresponsabilité, de ce « J’ai envie, donc je l’ai droit » - dont procède, évidemment, la « démocratisaton » de l’homosexualité -, qui est l’une des plaies peut-être létales, avec la tolérance et la disparition du respect, de notre société décadente.
* Rares seront ceux qui ont vu l’Infrarouge du 23 mai 2005, et qui auront oublié le numéro de seringue à inséminer du macabre Clément Dubois – une tête, soit dit en passant, à mettre en couverture du livre « Ne sois pas gay, tu finiras triste » (éd. François-Xavier de Guibert, 2004).
Ecrit par : Scipion | 20.05.2009
@ M. Nantermod
Bien que cela sera certainement une des rares fois où je serai d'accord avec vous, je ne suis pas sûre que mettre ce genre de texte soit une bonne chose. Vous pourrez constater vous-même ce que cela aura donné...une tribune aux personnes n'ayant apparemment pas encore traversé le 20e siècle. Je ne sais s'il est pire de se taire ou d'exciter les sots...
@ Scipion, ou peut-être devrait-on vous renommer Torquemada
"Parce qu'une déviance sexuelle n'est pas un spectacle décent, mais un spectacle immoral"
vous oubliez néanmoins de dire que les notions de "déviances" et d'"immoral" étant très personnelles, il me semble difficile de revendiquer que des individus se cachent au nom de quelques prudes... De la même manière, même si vos propos me font l'effet de vomitif, qu'ils dépassent totalement les bornes de l'immoralité humaine, et que ce spectacle est une honte pour notre Etat ayant dépassé les prescription moyen-ageuses la loi ne me permet pas de les interdire...c'est ce qu'on appelle la liberté individuelle.
"Il ne s'agit pas de haïr des gens en raison de leur mode de vie, mais de les fustiger en raison de l'outrecuidance qui les pousse à étaler "fièrement" leur déviance et à revendiquer des droits complètement indus."
Ce ne sont semblent-ils pas les seuls. Ici il y en a d'autres pour aimer étaler fétidement leurs discours pestilentiels et être prêt à défendre leur droit à fustiger des individus au nom d'un comportement normal, ayant toujours existé.
"Du même principe qui fait que les onanistes "normaux", les zoophiles "normaux" et les incestueux "normaux" (majeurs et consentants, of course) ne se donnent pas en spectacle."
Mélangeriez-vous activité sexuelle sur la voie publique et droit à sortir de chez soi? A quand une loi pour interdire les baisés volés au détour d'un chemin? Non parce que c'est vrai, c'est...totalement immoral. Diantre, j'en suis encore retournée...
Honnêtement quand je vois ce genre de discours, j'en suis encore moins d'accord avec l'UDC. Si "le devoir de l'homme est de procréer" (j'ignorais qu'ils avaient d'ailleurs trouvé les moyens de le faire tout seul), il semble qu'il soit préférable que certains s'abstiennent...
@ Mon cher Octave
Rejoindriez-vous les propos de certains intégristes confessionnels que vous combattez pourtant avec tant d'ardeur? Ah, que me voilà déçue! On dit comment déjà? Les extrêmes se rejoignent? Sur ce point je crains malheureusement qu'ils ne se soient jamais quittés. La vie que nous propose ces jeunes udc, et un scipion soit: interdiction de l'IVG, des homos, du travail des femmes (oui parce que sans contraception et avec une grossesse par année c'est difficile et paraît que c'est pas écolo une femme qui bosse en plus), si possible pas de femmes en politique (elles y connaissent rien et avec les mômes elles en auraient pas le temps), encore moins d'homos (des fois à ce qu'ils fassent du "mobbing" vous vous rendez compte!!!), est-elle vraiment différente de celle des femmes afghanes? Rajoutez y le viol conjugal, parce que quand même notre devoir c'est la procréation, envie ou pas qu'est-ce que cela peut faire! Et puis l'envie, on lui laisse décidément trop de champ libre...le devoir, y a que ça de vrai!
Une différence vous dites? J'en doute!
Ecrit par : Audrey | 20.05.2009
Génial M.Nantermod. Jamais entendu parler de l'apprenti sorcier ? Maintenant vous pouvez constater ce que peut faire une super-sorcière Audrey avec ses mégatonnes de mauvaise foi.
Cela vous sewrvira-t-il de leçon ? Vaudrait mieux pour vous...
Ecrit par : Géo | 20.05.2009
« …vous oubliez néanmoins de dire que les notions de "déviances" et d'"immoral" étant très personnelles, il me semble difficile de revendiquer que des individus se cachent au nom de quelques prudes... »
On peut voir les choses comme ça, mais on peut aussi voir plus loin que le bout de son nez. Ce n’est pas interdit. Moi, c’est ce que je fais !
Si on décrète que deux êtres qui s’aiment et qui sont adultes et consentants se situent hors de toutes considérations morales, que peut-on opposer à l’union incestueuse, tant hétéro qu’homosexuel du moment qu’elle remplit les conditions ?
« De la même manière, même si vos propos me font l'effet de vomitif, qu'ils dépassent totalement les bornes de l'immoralité humaine, et que ce spectacle est une honte pour notre Etat ayant dépassé les prescription moyen-ageuses la loi ne me permet pas de les interdire...c'est ce qu'on appelle la liberté individuelle. »
Encore une fois, vous ne voyez pas plus loin que le bout de votre nez. A moins qu’à l’instar de quelques autres, vous cultiviez l’idéal bonobo, en vertu duquel tout le monde calce tout le monde, façon clapier.
« … au nom d'un comportement normal, ayant toujours existé. »
Jusqu’à un certain point et dans certaines limites. Si on veut remonter dans l’histoire pour trouver un précédent de mariage homosexuel, on tombe sur Néron et son giton castré Sporus. Le patronage est sulfureux, je pense même pour un Apollon de pissotières cuir-clouté.
« Mélangeriez-vous activité sexuelle sur la voie publique et droit à sortir de chez soi? »
Non, non. Je songeais à l’organisation de Prides onanistes, zoophiles, incestueuses auxquels ont toujours renoncé, jusqu’à présent, ceux qui s’y adonnent à ces passe-temps. Tout comme, au demeurant, les fétichistes, gérontophiles, nécrophiles, sado-masochistes, pédophiles, soupeurs, coprophiles, et autres tarés dont la sexualité est prodigue.
« Honnêtement quand je vois ce genre de discours, j'en suis encore moins d'accord avec l'UDC. Si "le devoir de l'homme est de procréer" (j'ignorais qu'ils avaient d'ailleurs trouvé les moyens de le faire tout seul), il semble qu'il soit préférable que certains s'abstiennent... »
Mon discours n’est pas UDC. Certains UDC penseront peu ou prou comme moi, mais je ne sais pas si c’est dans l’optique du devenir de la société, même si l’affiche de jUDC valaisan le donne à penser.
Pour le reste, il n’y a pas de devoir de procréation, il y a chez tout animal normal un instinct de perpétuation de l’espèce qui peut être plus prégnant que l’instinct de survie lui-même.
C’est cet instinct de perpétuation de l’espèce qui pousse les êtres normaux les uns vers les autres en fonction de leur complémentarité biologique. Et puis alors, il y a ceux qui se situent hors de cette attirance naturelle pour éprouver d’autres attirances, stériles, qui manifestement sont de l’ordre du bug.
Quoi qu’on en dise, parce qu’il n’est vraiment pas possible de faire l’impasse sur les circonstances abracadabrantesques dans lesquelles l’homosexualité a perdu son statut de maladie.
Ecrit par : Scipion | 20.05.2009
Salut Philippe et merci pour ton texte.
Et oui, pour une fois qu'on tire dans la même direction, je ne resterai pas muet.
Comme tu le vois, la brèche est ouverte à des commentaires d'une "certaine qualité". Je ne perdrai pas d'énergie en les reprenant un par un. Pour les personnes sensées leur teneur en autocritique est largement suffisante.
Audrey pose une question intéressante: "Je ne sais s'il est pire de se taire ou d'exciter les sots...?" Plus une remarque qu'une vrai question car tu a indéniablement bien fait de réagir.
Cependant, je me demande si l'action idéale ne serait pas, tout simplement, de financer la publication du texte de Gregory dans tous les grands journaux de Suisse.
Ne rien rajouter, juste donner l'accès à l'information ou désinformation.
Le peuple pourrait ainsi se forger sa propre opinion, à grande échelle démocratique, sur les belles pensées qui germent dans certaines jeunes tête de notre canton.
Quoi qu'il en soit, bravo encore pour tes quelques lignes!
Ecrit par : Matthieu | 20.05.2009
Scipion, je suis effaré par votre manque de rigueur intellectuelle.
Vous faites des amalgames peu pertinents, avec des sauts de logique incroyables.
Je crois que l'homosexualité ne peut pas être associée à une quelconque "déviance" : elle est présente et ce, de manière constante, chez 10% de la population mondiale, indépendamment des sociétés, et si je ne connais pas les chiffres concernant les autres espèces animales, je peux vous assurer qu'elle est présente partout. Or, aucune espèce, justement, grâce à cet instinct de reproduction que vous mentionnez, supérieur à celui de survie, dites-vous, aucune espèce ne s'est éteinte d'elle même, ni aucun groupe ethnique, à cause d'une trop forte proportion d'individus non-reproducteurs. Non seulement ces mêmes individus ont la plupart du temps un rôle social élevé (étant dégagé de l'éducation de sa progéniture), mais en plus, vous semblez l'oublier, elle ne cause aucun préjudice aux autres membres du corps social, contrairement au viol, à l'inceste, etc.
J'aurais donc deux questions à vous poser :
1 - Selon vous, une personne stérile est-elle à condamner sous prétexte qu'elle ne peut accomplir ce pour quoi elle est sur terre ? Si Dieu a décidé que 10% de la population serait homosexuelle, je ne vois pas pourquoi il faudrait la condamner. Si on suit la même logique, et par assimilation, pensez-vous qu'Il a voulu signifier, en rendant certains individus hétérosexuels stériles, qu'il fallait les stigmatiser ou leur enlever leurs droits civiques ?
2 - Pensez-vous qu'une personne homosexuelle ne peut pas avoir un rôle social et qu'elle contribue forcément à la déchéance d'une société ?
Si vous répondez oui à l'une de ces questions, probablement invoquerez-vous quelque argument d'ordre moral. J'ai à vous dire cela que la moralité, au sens où vous l'entendez (valeurs chrétiennes, suisses ou que sais-je), est à rapprocher d'une sorte de "philosophie" civique (ou sociale, cela dépend). Dans ce cadre, nous pouvons considérer que c'est pendant les moments de l'histoire où ces même valeurs (cette moralité) ont été les plus présentes et appliquées par une société que les pires crimes ont été commis : je citerai comme exemple l'inquisition.
Enfin, peut-être faut-il aussi que vous vous renseigniez sur l'histoire de l'homosexualité : non, l'homosexualité n'était pas condamnée de manière unilatérale pendant le passé. Nous pouvons définir des pics d'intolérance, et des pics de tolérance. Le début du XXè siècle (1880-1960) a certainement été l'une des périodes les plus intolérantes ; ne le prenez donc pas comme point de référence, et ne modifiez pas l'histoire selon votre idée.
Ah tiens, puisqu'il est question d'histoire, une troisième interrogation :
- Pensez-vous vraiment qu'homosexualité rime avec décadence civilisationnelle ?
Je ne comprends pas quel parcours logique pourrait justifier une telle idée.
En effet, il me semble qu'en parallèle avec la "banalisation"(*) de l'homosexualité durant le XXè siècle, nous avons réussi à donner à la femme une émancipation positive, mener une politique sociale exemplaire (nous avons sorti de l'usine beaucoup de monde, et donné des vacances aux classes sociales les plus basses), pratiquer une éducation plus concertée (le taux d'alphabétisation est monté en flèche chez les classes ouvrières) et réussi à élever le niveau scientifique à un stade inégalé jusque là dans l'histoire de l'humanité. Comme vous le dites, une société est un tout, et l'histoire du XXè siècle voit comme fait accompagnateur de tous ces progrès la reconnaissance des minorités sociales, dont les homosexuels (et les femmes, qui sont minoritaires non en nombre, mais en poids décisionnel). Je ne rappellerai pas ici tous les grands noms de ce siècle qui étaient gays, ou lesbiennes.
Enfin, ce n'est plus une maladie, notamment parce qu'aucun virus ni microbe n'en est la cause, qu'elle ne peut pas se transmettre, et que de nombreuses études démontrent qu'elle est un état. Elle est une orientation sexuelle. Il y en a trois : l'hétérosexualité, la bisexualité, l'homosexualité.
C'est dans le cadre de chacune de ces orientations que se produisent certaines "déviances", comme vous les appelez (de mon point de vue, vous avez raison pour certaines, bien que je ne les appelle pas "déviances", mais "dysfonctionnement" pour les unes, ou encore "crimes" pour les autres) : sado-masochisme, onanisme, exhibitionnisme, inceste, et même viol ou pédophilie !
Ces pratiques (très condamnables pour certaines [pédophilie, viol, exhibitionnisme], inoffensives pour d'autres [onanisme]) sont indépendantes de l'orientation sexuelle ! Le fait d'être homo, bi ou hétéro n'induit pas ces comportements. L'orientation sexuelle ne peut donc pas être tenu comme responsable, ou encore être un indice révélateur de la présence dans la société du viol, de l'inceste ou de la pédophilie ! De ce point de vue, autoriser une orientation sexuelle ne signifie absolument pas autoriser le comportement "déviant" d'un individu, alors même que ce comportement est indépendant de son l'orientation sexuelle.
Si l'homosexualité n'a rien à voir avec ces "déviances", pourquoi donc continuer de les invoquer dans ce débat ?!
(*) : je suis contre ce terme, puisque des études prouvent que la sexualité est définie, et ce par des chiffres stables [env. 10%], ce qui signifie qu'elle restera à tout jamais marginale : elle ne peut donc pas s'étendre et habiter tous les individus.
Ecrit par : Romain | 20.05.2009
moi ... l'orientation sexuelle de Logean, Nantermod ou de mes voisines ... heu ... j'en ai rien à faire ! pourvu qu'ils/elles jouissent ! j'en jouie de savoir qu'ils/elles sont heureux/ses !
Ecrit par : moog | 21.05.2009
Il y a ceux qui trouvent que l'échangisme est inconvenant, d'autres qui estiment que les clients des prostituées sont des névrosés ou obsédés sexuels, etc. Comment voulez-vous que ceux qui se sodomisent dans les pissotières publiques ne suscitent pas aussi l'opprobre de certains.
Tous les goûts sont dans la nature, comme tous les avis et toutes les opinions. En politique, les partis trouvent leur justification dans le ralliement des individus qui partagent les mêmes idées et les mêmes valeurs. Au nom de quoi l'UDC devrait-elle faire exception et défendre les mêmes valeurs que ses adversaires. Ce qui agace et que craignent ses détracteurs c'est l'ampleur du bénéfice que ce nouveau «fond de commerce électoral» peut rapporter à l'UDC en dénonçant l'activisme prosélytique que représentent les rassemblements-spectacles homosexuels.
Ecrit par : caglivo | 21.05.2009
Bah, Nantermod ventile dans tout les sens comme à son habitude.
Ses contre-arguments sont spécialement niais, à part verser dans les reductio ad hitlerum, il n'apporte strictement rien au débat.
Comme à son habitude.
Ecrit par : Heptryon | 21.05.2009
Caglivo :
Pour vous, l'homosexualité trouve-t-elle sa réalisation dans "ceux qui se sodomisent dans les pissotières publiques" ? Encore une fois, différencier orientation sexuelle et pratique sexuelle serait bien venu, dans le sens où, de nouveau, je ne vois pas de lien logique entre ces deux éléments. Le fait d'être asiatique, par exemple, n'oblige pas le fait de manger avec des baguettes, tout comme le fait d'être homo n'oblige pas le fait d'aller faire ses rencontres dans les toilettes publiques. A moins que ceux dont vous parlez fassent partie de cette grand masse d'homosexuels qui entretiennent une façade hétérosexuelle, en ayant peut-être femme et enfants à la maison. Car tous ceux que je connais et qui l'assument font cela chez eux (s'ils pratiquent la sodomie, d'ailleurs, ce qui n'est pas forcément le cas ; encore un cliché).
Je décèle donc dans votre discours, que mène plus votre affect que votre intellect, une certaine méconnaissance du sujet et une imprécision intellectuelle assez dommageable à votre argumentation.
Si maintenant vous ressentez les gay-prides comme de "l'activisme prosélytique", je me demande donc vraiment comment cela est possible ! Avez-vous vu ne serait-ce qu'une seule fois une banderole du type "devenez homosexuel", ou encore "la vie des homos c'est trop cool", ou encore "hétérosexuality is has-been" ?!? Non, les gay-prides ne sont pas "prosélytes" ! Car être homo ou hétéro, cela n'est pas un choix.
Si vous les ressentez néanmoins comme du prosélytisme, voici ce paragraphe, tiré de wikipedia (oui, cela ne vaut pas beaucoup en général, mais cet article est réellement bien écrit, pour une fois), article "homophobie" :
"La psychanalyse explique quant à elle que l'homophobie peut être le résultat de désirs homosexuels refoulés, ce qu'un test récent de l'American Psychologist Association tend à prouver(réf) : sur un public d'hommes se disant hétérosexuels — et se déclarant homophobes ou non — auxquels l'on a fait visionner des images érotiques homosexuelles, 44% des non homophobes ont montré des traces d'excitation, contre 80% des homophobes. De même, 24% des non homophobes étaient en érection complète contre 54% pour les homophobes. Toutefois, les auteurs eux-mêmes de l'expérience soulignent que l'anxiété augmente l'excitation sexuelle, que cela a pu contribuer à augmenter les résultats des homophobes, et que d'autres expériences sont nécessaires pour trancher. On trouve donc le plus grand nombre d'homophobes parmi les hommes, surtout les jeunes."
Je ne prétends pas que vous êtes l'un d'eux, néanmoins, vous devriez vraiment vous demander pourquoi vous vivez les gay-prides comme du prosélytisme, alors qu'aucun message prosélyte n'habite ces rassemblements. Je serais en effet curieux de vous entendre à ce sujet.
Car enfin, laissez-les tranquilles, et faites votre vie de votre côté. Si par contre vous vous apercevez que vous avez un doute sur votre sexualité, ma foi, allez rendre visite à une association, elles sont faites pour cela : peut-être établiront-elles avec vous le constat que, finalement, vous êtes bien hétérosexuel, et vous pourrez vivre sans crainte et sans avoir l'impression que tous les homosexuels (même ceux que vous croisez dans la rue) veulent vous parler ou vous envoyer un message : il faut vous guérir, c'est de la paranoïa. Je veux dire, se sentir autant concerné par la problématique, ce n'est pas "normal".
Ecrit par : Romain | 21.05.2009
Ah Géo, l'inquisition n'est pas loin, rallumez les bûchers! Vous m'accordez néanmoins des pouvoirs surnaturels que je ne possède pas... Sauf celui de vous laisser à chaque fois totalement pantois, sans arguments. Aurais-je donc le pouvoir de vous couper la chique?
Ecrit par : Audrey | 21.05.2009
La Suisse a trouvé ses talibans...
Ecrit par : Popol | 21.05.2009
Scipion, j'ai pas eu énormément de temps pour répondre, mais je le répête, et il ne s'agit pas d'une attaque personnelle, mais d'un constat face à votre capacité de raisonner: vous êtes un con.
Ecrit par : Nantermod | 21.05.2009
Scipion: Encore quelques commentaires et vous serez traité de fasciste.
C'est la triste loi d'internet lol
Ecrit par : Heptryon | 21.05.2009
Audrey@ Et quel serait l'intérêt de vous répondre sur le fond ? Relisez-vous ! Vous n'avez besoin de personne pour vous ridiculiser dans votre petite haine tricotée au coin du feu...
Ecrit par : Géo | 21.05.2009
La haine des homophobes, assez justement traités de "cons" par M. Nantermod? Non pas de haine, juste un peu de pitié...assez bien placée d'ailleurs :-) Mais c'est vrai que revendiquer la liberté c'est has-been, parfaitement ridicule même...
Ecrit par : Audrey | 21.05.2009
"Mais c'est vrai que revendiquer la liberté c'est has-been, parfaitement ridicule même..."
Ah parce que madame revendique la liberté ? la liberté de quoi, d'insulter ceux qui ne sont pas de son avis ?
Personnellement, ce billet me déplait fortement en ce sens que Nantermod attaque sans vraiment citer le texte des jeunes UDC. Quel en est la teneur exacte ? parmi les intervenants, qui le sait ? Aucune réfèrence, aucune citation. M. Logean aurait attaqué les homosexuels. Le premier début du respect des lecteurs ne consisterait-il pas à au moins citer ce texte, paru on ne sait où on ne sait pour qui, de manière à ce que chacun sache à quoi s'en tenir ?
Ecrit par : Géo | 22.05.2009
« J'aurais donc deux questions à vous poser »
Elles sont hors de propos. Je parle d’une orientation sexuelle, que son inutilité foncière du double point de vue de la société et de l’espèce, devrait confiner à la sphère privée, et vous me parlez de personnes qui… et de personnes que… Pour ce qui est de ce que Dieu a décidé, comme je suis agnostique, il m’est difficile de me prononcer.
L’inutilité de la pratique n’induit pas l’inutilité des individus qui s’y adonnent, par la force des choses, à temps partiel. Ils ont d’autres activités, plus ou moins bien maîtrisées, mais personne de sensé ne se hasarderait à prétendre que l’inversion influe positivement sur le talent de l’artiste, sur l’inspiration de l’écrivain, ou sur la productivité du mineur de fond.
« Je ne rappellerai pas ici tous les grands noms de ce siècle qui étaient gays, ou lesbiennes. »
On s’en fout ! Abstraction faite des homosexuels qui s’en servent comme de porte-drapeau, les mœurs des grands personnages n’intéressent personne. Ca ne m’apporte rien de savoir que Pierre Gripari, que je tiens pour un des plus grands écrivains français contemporains, était homosexuel.
« Dans ce cadre, nous pouvons considérer que c'est pendant les moments de l'histoire où ces même valeurs (cette moralité) ont été les plus présentes et appliquées par une société que les pires crimes ont été commis : je citerai comme exemple l'inquisition. »
Dire que l’Inquisition a commis les pires crimes est un anachronisme absolu. Pour qu’un crime soit commis, il faut que celui qui le commette soit conscient de perpétrer un crime. Les Inquisiteurs étant convaincus d’agir pour la gloire de Dieu, votre exemple est donc dénué de pertinence.
« Enfin, ce n'est plus une maladie, notamment parce qu'aucun virus ni microbe n'en est la cause, qu'elle ne peut pas se transmettre, et que de nombreuses études démontrent qu'elle est un état. »
Corrigez-moi si je me trompe, mais la névrose entre parfaitement dans le cadre que vous décrivez ? Et justement l’homosexualité a longtemps été considérée comme une névrose.
« - Pensez-vous vraiment qu'homosexualité rime avec décadence civilisationnelle ? »
Absolument pas. La décadence civilisationnelle découle de la promotion de l’homosexualité, de la publicité qui l’entoure, de sa présentation en tant que composante de la normalité, de son étalage sur le place publique et de son officialisation par le pouvoir politique. Puisque le terme « banalisation » ne vous convient pas, je parlerai alors de « spectacularisation ».
« , il me semble qu'en parallèle avec la "banalisation" de l'homosexualité durant le XXè siècle, nous avons réussi… »
Tous ces exemples de réussite que vous mentionnez n’ôtent rien au fait que le bilan sociétal est désastreux. De l’école aux à la prise en charge des vieux, en passant par le mariage et les simples rapports humains, il n’y a pratiquement pas une institution, pas un aspect de la vie en société, qui ne soit en crise.
Donc, le moins qu’on puisse dire des résultats dont vous créditez l’époque, c’est qu’ils ne font pas le bonheur. L’homme quelconque s’est réfugié dans un consumérisme effréné pour tenter de combler le vide abyssal qu’a ouvert sous ses pieds, le monde de progrès auquel vous accordez un satisfecit.
J’ai coutume de dire que la société est menacée d’effondrement par le principe du « J’ai envie, donc j’ai le droit », dont l’union homosexuelle et l’homoparentalité ne sont que l’expression la plus aberrante.
Aberrante, parce que le fait même qu’aucune société, même la plus tolérante en la matière, n’ait jamais ressenti la nécessité de reconnaître le couple homosexuel, dit assez combien celui-ci, au sens de « famille » durable, ne découle nécessité se trouve hors de tout l’ordre social. Certains, parmi ses promoteurs, ne cachent d’ailleurs pas leur dessein de subversion.
« Enfin, ce n'est plus une maladie, notamment parce qu'aucun virus ni microbe n'en est la cause, »
Non, non. Ce n’est plus une maladie, parce qu’une assemblée de psychiatres, dans un désordre difficilement descriptible a décidé, en procédant à un vote – méthode dont le caractère scientifique n’échappe à personne -, que l’homosexualité ne serait plus une maladie.
« Enfin, peut-être faut-il aussi que vous vous renseigniez sur l'histoire de l'homosexualité : non, l'homosexualité n'était pas condamnée de manière unilatérale pendant le passé. Nous pouvons définir des pics d'intolérance, et des pics de tolérance. »
Mais à jusque vers les années 1980, personne et pas plus dans l’Antiquité qu’à l’époque moderne n’avait évoqué la grotesque possibilité d’un mariage homosexuel et celle, plus aberrante encore, de la possibilité de confier délibérément l’éducation d’enfants à des uranistes et à des tribades.
Celui qui prédit annoncé cette dérive avec trop de véhémence il y a trente ans, se serait retrouvé en camisole de force et bourré de neuroleptiques, avec alternance de douches chaudes et de douches froides.
« … de nombreuses études démontrent qu'elle est un état. Elle est une orientation sexuelle. Il y en a trois : l'hétérosexualité, la bisexualité, l'homosexualité. »
Vos considérations sont très intéressantes, et elles m’obligeront à revoir certaines de mes formulations – c’est l’une des utilités de ce type d’échanges -, mais elles pèsent de peu de poids face à ce qu’éprouvent ceux qui se sentent exclus de la reconnaissance publique, en raison de leur déviance, à eux qui n’est donc pas une orientation.
Les pédophiles sont dans ce cas et ils essaient de se précipiter dans la brèche ouverte par l’élargissement de la normalité sexuelle en faveur de l’inversion. Au Canada, les mormons et les musulmans font de même, en réclamant la légalisation de la polygamie… Ce ne sont bien entendu que des débuts.
Et puisque j’ai abordé la question pédophile, restons-y. Je sais qu’elle fâche souvent les homosexuels, mais leur colère ne suffit pas à effacer les années de lutte solidaire et les innombrables passerelles subsistant entre les deux mouvances.
Ces liens ne se limitent pas, et de loin, à des associations comme la NAMBLA (North American Man/Boy Love Association) ou aux sempiternels scandales pédophiles touchant l’Eglise catholique, où dans 90 ou 95 % des cas, ce sont des petits garçons qui sont les victimes*.
Ce n’est pas un hasard si c’est Gay Pied qui reproduit complaisamment Jack Lang l’abjecte réflexion de Jack Lang : « La sexualité puérile est encore un continent interdit, aux découvreurs du XXIème siècle d'en aborder les rivages ». Ce petit monde pense, de toute évidence, que le continent pédophile – appelons-le par son nom - ne sera plus interdit au cours de ce siècle.
Extravagant ? Pas plus que ne le paraissait le mariage homosexuel, il y a trente ans. Le moment venu, on verra débarquer une armada de pédopsychiatres qui expliqueront que la "consentance", ça s'apprend et que les enfants qui ont une vie sexuelle épanouie sont beaucoup plus équilibrés que les autres... Les Audrey du moment opineront gravement du chef.
En Italie, une des icônes de la communauté homosexuelle Mario Mieli (1952-1983) était un activiste pédophile particulièrement agressif**, et bien ça ne gêne personne, et surtout pas les homosexuels eux-mêmes, qui lui ont dédié un cercle culturel très influent dans le pays et interlocuteur privilégié des pouvoirs publics.
Pourquoi parler de cela ici et maintenant ?
Parce qu’il apparaît nécessaire de rappeler, de temps à autre, que derrière ces arbres plus ou moins anodins que sont le pacs et, jusqu’à un certain point, la visibilité homosexuelle, se dissimule une forêt grouillante de répugnantes bestioles, attendant leur heure et la voyant se profiler toujours plus précisément à chaque nouvelle « avancée » de la cause officielle.
Et puis, il n’était pas inutile de montrer, grâce à la perche tendue par M. Nantermod, que derrière le refus des revendications communautaires homosexuelles, il y a tout de même autre chose qu’un simple rejet épidermique de la « différence ».
* Ceux qui souhaiteraient approfondir cette thématique trouveront une mine d’informations incomparable dans « Wikipedia » sous « Militantisme pédophile » et « Histoire du militantisme pédophile ». Pour ceux qui douteraient de l’étroitesse des liens, on notera, en guise d’apéritif, que la clé « homosex » renvoie à 21 mentions dans le texte « Histoire du militantisme pédophile ».
** « Nous fiottes (checche, en italien) révolutionnaires savons voir dans l’enfant( …) l’être humain, l’homme potentiellement libre. Nous, oui, nous pouvons aimer les enfants. Nous pouvons les désirer érotiquement en répondant à leur volonté d’Eros, nous pouvons cueillir à visage découvert et à bras ouverts la sensualité enivrante qu’ils prodiguent, nous pouvons faire l’amour avec eux… »
Ecrit par : Scipion | 22.05.2009
Cela ne plaide pas, Nantermod, en faveur de votre intelligence, que vous soyez incapable de comprendre qu’on puisse avoir, pour l’avenir d’une société, un projet autre que la satisfaction successive de toutes les revendications catégorielles, corporatistes et communautaires exprimées par des minorités, usant et abusant de leur statut de minorité.
Ecrit par : Scipion | 22.05.2009
Alors Géo il est très facile à trouver. J'ai personnellement été le lire bien avant de poster ici. Vous tappez jeunes udc valaisans sur google, vous cliquer sur leur page et c'est un des derniers articles publiés. Ma référence à "la nature des hommes est de procréer" en est d'ailleurs directement tiré.
Il faudra également me dire où vous aviez vu une insulte dans mes propos à scipion pour venir ici vous poster en justicier masqué, à propos d'on ne sait trop quoi, surtout si l'on retient qu'il y a quelques mois vous vous affirmiez féministe sur le blog d'homme libre. Peut-être avez-vous souffert d'une usurpation d'identité. Je n'ai en tous cas jamais connu de féministes tolérant l'homophobie. Quand on veut l'égalité, évidemment on la veut pour tous.
Dire que ses paroles, qui conspuent de manière plus que récurente l'avortement, l'homosexualité, le travail des femmes, j'en passe et des meilleures, me "font l'effet d'un vomitif" n'est pas une insulte mais une réalité. Traiter de "malades", "d'anormaux", de "déviants" des personnes qui sont tout aussi humaine que vous et moi, vous trouvez ça normal vous? Ca ne vous provoque donc aucun dégoût? Moi ça me rappelle de sombres heures et je ne trouve pas ça tolérable. Mais chacun réagit évidemment de la manière qui lui semble la plus essentielle...
Ecrit par : Audrey | 22.05.2009
"J’ai coutume de dire que la société est menacée d’effondrement par le principe du « J’ai envie, donc j’ai le droit », dont l’union homosexuelle et l’homoparentalité ne sont que l’expression la plus aberrante."
Quant à moi, j'ai coutume de dire que la société est menacée d'effondrement par le principe du "c'était mieux avant", qui donne aux haineux l'impression qu'ils oeuvrent à la redécouverte d'un Eden perdu, qui, très probablement, n'a jamais existé, parce que le temps efface les mauvais souvenirs dont le quotidien est pollué, et parce qu'on ne peut savoir comment était le monde avant notre naissance. Vos valeurs et compagnies n'ont jamais trouvé de pleine réalisation nulle part, et la société d'avant les années 80 était tout aussi abjecte qu'actuellement, je prends pour exemple : la deuxième guerre mondiale et l'effondrement du principe de dignité humaine, le consumérisme des trente glorieuses qui conduit tout droit à la ruine écologique, et j'en passe.
Enfin, vous persistez dans votre négation du principe de l'orientation sexuelle, sans apporter d'argumentaire convainquant, et opérez un saut de logique assez étonnant concernant l'association entre pédophilie et homosexualité. Il existe trois pédophilies, si on tient à les classer selon un principe d'orientation (mais je me demande bien l'utilité d'une telle distinction, car les dimensions de genre dans la pédophilie me semblent occultées largement par la notion de relation de contrainte! Différencier entre une pédophilie hétérosexuelle, bisexuelle ou homosexuelle, Scipion ? Vous ouvrez là un champ de discussion dangereux)
Si je ne nie pas qu'il existe des pédophiles attirés par les gens du même sexe qui aient pu se revendiquer comme tels, je prétends fermement que puisqu'il existe des hétérosexuels et des bisexuels qui la pratiquent, elle n'est pas une "spécificité" de la sexualité homosexuelle.
Enfin, j'ai cela à dire que plus on reconnaîtra aux homosexuels une liberté et une place sociale, plus nous serons à même de mettre en lumière cette "forêt grouillante de répugnantes bestioles" que vous mentionnez, et différencier les vrais crimes des autres. S'attaquer à cette masse de pratiques sexuelles pratiquées dans le secret, à mon avis, les sortir de l'ombre, les excaver, mais aussi les décortiquer, les observer, les comprendre, les connaître, les étudier, c'est aussi accepter que la sexualité fait partie du monde, et accepter que certaines pratiques font du mal autour d'elles (viol, pédophilie...), alors que d'autres sont inoffensives (onanisme, relations entre adultes...(*)).
Scipion, à mon avis, c'est grâce notamment à l'activisme homosexuel que nous avons pu parler de tout un tas de questions liées à la sexualité et qui étaient tabou. Ainsi, cela a permis à de nombreuses personnes de réaliser la détresse des victimes de viol ou de pédophilie, que l'on refusait d'entendre avant les années 80, ou trop marginalement. L'activisme homosexuel a embrayé des mouvements aussi divers que la lutte anti-pédophiles, les marches blanches, la différenciation entre attouchement et viol (sur le point de vue juridique, ce qui marque leur existence) ou encore la constitution d'associations de venue en aide aux jeunes victimes d'abus, par exemple, que vous le vouliez ou non.
(*) vous remarquerez à ce propos que je refuse d'introduire dans cette parenthèse l'homosexualité, celle-ci n'étant pas une pratique, mais bien une orientation, contrairement à la pédophilie, à l'inceste, et à toute cette "forêt grouillante de répugnantes bestioles" qui vous effraie.
Ecrit par : Romain | 22.05.2009
« Quant à moi, j'ai coutume de dire que la société est menacée d'effondrement par le principe du "c'était mieux avant", qui donne aux haineux l'impression qu'ils œuvrent à la redécouverte d'un Eden perdu, qui, très probablement, n'a jamais existé… »
Votre analyse est erronée, et c’est là qu’on voit à quel point nos perceptions de la réalité sont divergentes. Les tenants du « c’était mieux avant » sont des irréalistes qui ne menacent rien du tout, en particulier, pas une société déjà partiellement effondrée sans qu’ils y soient pour rien, puisqu’on connaît les vrais coupables.
Dans la mesure où chaque époque est inéluctablement le produit de celle qui l’a précédée, on peut dire que notre civilisation est engagée dans un dérapage totalement incontrôlé, depuis la formidable rupture induite par la Réforme.
Les stupides petits marquis qu’on appelle (encor) les Lumières, ont donné un énorme coup d’accélérateur à ce dérapage, et une nouvelle accélératiion l’a relancé en direction du mur, après la Deuxième Guerre mondiale, pour aboutir à l’individualisme consumériste – expression synonyme du « J’ai envie, donc, j’ai le droit » - qui à mon avis, est le stade ultime de l’hérésie humaniste.
Hérésie en tant que défi au bon sens, dans la mesure où ses conséquences étaient prévisibles puisqu’elles ont été prévues. Je relisais hier « Les origines de la France contemporaine » de Jean-François Revel, un petit texte publié en préface de l’édition 10/18 de « La Réforme intellectuelle et morale de la France », d’Ernest Renan, et une phrase a tout particulièrement retenu mon attention :
« Maurras savait et rappelait fréquemment que pour Renan l’exécution de Louis XVI avait été le suicide des Français, que, pour lui, la société bourgeoise, égalitaire, fondée sur le suffrage universel, la démocratie égalitariste « à l’américaine » ne pouvait aboutir qu’à la « médiocrité » et au « matérialisme », à la subordination de toute chose à l’argent, au gain, à l’intérêt financier. »
Ernest Renan, 1823-1892. Nous ne pouvons donc pas dire que nous ne savions pas, et si le message ne nous est pas parvenu, c’est, en partie mais en partie seulement, la faute des (mauvais) maîtres, imbus des « valeurs » de la Révolution, qui nous l’ont délibérément celé.
C’est donc regarder les choses par le petit bout de la lorgnette que de ramener le consumérisme à une hypothétique « ruine écologique », dont les répercussions seraient infiniment moins graves que celles de l’explosion de la caldeira qui se trouve sous le parc national de Yellowstone, aux Etats-Unis – un événement imminent selon les spécialistes…
Cause et conséquence du « J’ai envie, donc j’ai le droit », le consumérisme s’inscrit exactement dans le contexte global de « chute des barrières », induisant un nivellement trivial, à la fois égalitariste et relativiste, qui a permis l’éclosion de l’« homomatrimonialité » et de l’homoparentalité. On peut nier cette réalité, mais je plains celui qui tenterait d’étayer la négation.
Ecrit par : Scipion | 23.05.2009
Romain@ Il y a à mon sens des points très justes dans votre réponse à Scipion : l'aspect positif de notre relation actuelle avec la sexualité, c'est qu'on en parle, et que les victimes peuvent se décharger de poids psychologiques insoutenables.
Pour intervenir dans votre débat, je voudrais en revenir à une intervention que j'ai déjà faite plusieurs fois. J'aurais donc l'air de rabâcher, mais les blogs sont un trou à idées impressionnant...
Les Grecs, qui sont les véritables patrons de notre civilisation que les judéo-chrétiens cherchent à accaparer depuis 2000 ans, distinguaient trois formes d'amour. Philia, eros et agapè. Philia, c'est l'amour fraternel et parental. Chacun d'entre nous dont le comportement est en accord avec les lois de l'espèce aime les enfants et est donc naturellement un pédophile.
Eros, c'est bien évidemment l'amour basé sur le désir sexuel et seuls les individus déviants éprouvent des désirs de cet ordre envers les enfants, qui ne peuvent les assumer. Ce sont des pédérastes, en grec et en français dans le texte. Cela s'abrège pédé dans le monde actuel, parce que personne, aucune mère de famille n'aime les vieux cochons qui veulent enculer leur petit garçon. C'est quelque chose que vous comprenez, sans aucun doute. Il se trouve que dans l'inconscient collectif et populaire, il y a une nette correspondance entre homosexuel et pédéraste. Peut-être parce que pendant ce temps-là, les petites filles se faisaient violer dans le secret le plus absolu ? ce n'est pas impossible et ce n'est pas Audrey qui me contredira sur ce coup-là.
Cela rejoint votre appréciation de 10 % d'homosexuels dans la société actuelle. C'est peut-être vrai mais il y a seulement 30-40 ans, il ne devait pas y en avoir 1% ou 1 pour mille (les autres refoulés ? reste à le prouver). Dans la petite ville de province où j'ai fait mon collège il y a plus de 40 ans, tout le monde savait qui était l'homosexuel de cette bourgade de 4-5000 habitants. gamin, on faisait très attention de l'éviter, même si on ne savait pas très bien pourquoi (quoiqu'un de mes camarades de classe s'était fait enculer par un autre de ces amis des enfants...).
La question qui se pose maintenant serait de savoir pourquoi on est passé de 1 pour mille à 10% aujourd'hui d'"homosexuels" (ou pédés ???) en quelques décennies. Ne pas y voir une part d'influence de la "gay friendliness" des medias edipressiens et autres, des gays pride et leur propagande, ne confinerait-il pas à la mauvaise foi la plus absolue ?
Agapè, c'est la charité, l'amour du prochain. Au vu de la haine semée par les gens comme Audrey, il n'a pas sa place ici.
Ecrit par : Géo | 23.05.2009
@Geo :
Tout d'abord, non : bien que votre rappel théorique concernant les formes d'amours grecs soit intéressant, je pointe une inexactitude, cependant : la pédophilie, chez les grecs, était très clairement bannie, comme dans notre société actuelle. Seule était admise la pédérastie, qui, bien que cela soit très difficilement concevable pour nous, hommes savants du XXIè siècle, se justifiait par la croyance que le savoir se transmettait par le sperme. Ainsi, la pédérastie était une relation non "érotique" (ce n'est pas Eros qui est concerné, on ne parle même pas d'amour pour la pédérastie), mais "didactique" !! De plus, le plus jeune des deux hommes en cause dans une relation de pédérastie était un adolescent, plus jeune que nos 16 ans "moraux", mais en tout cas pas un enfant ! Il devait avoir atteint la puberté, et donc être "majeur sexuellement", si l'on adapte notre concept contemporain aux temps antiques. Enfin, dès que le disciple était considéré comme "éduqué", la relation prenait fin.
L'homosexualité, par contre, existait aussi, et était très répandue, mais dans des cadres plus stricts qu'actuellement : ainsi, on éduquait les jeunes hommes dans des Gymnases, lieux où il apprenait les mathématiques, la littérature, la physique, la gymnastique, mais aussi la sexualité (les historiens, hellénistes et philosophes me pardonneront ma tentative maladroite de synthèse). Pour ce dernier point, on encourageait les relations homosexuelles entre eux (pas d'intervention d'adultes dans le principe). Je n'ai rien lu concernant la sexualité féminine, parce que les chercheurEs ne s'y sont pas intéresséEs. Ainsi, là, Geo, on parle bien d'Eros, entre deux mineurs quelquefois. L'homosexualité n'était plus tolérée dès l'âge du mariage (env. 20 ans), et, ainsi, tout le monde "devenait" hétéro. Je ne dis pas que ce cadre était plus souhaitable qu'actuellement, mais bref : l'homophobie existait en Grèce : un exemple : le cas d'Alexandre le Grand, qui a continué de fréquenter des hommes après l'âge de 20 ans, et malgré les mariages (il était polygame) hétérosexuels qu'il a entrepris pour unifier son Empire. Il est, si l'on transpose, l'homme marié avec enfants qui fréquente les urinoirs publics de notre XXIè siècle.
Quand vous invoquez les Grecs, donc, faites attention : la pédérastie n'est ni l'homosexualité, ni la pédophilie.
J'espère donc que vos prochaines interventions dans les forums, vous saurez vous rappeler de la mienne, et éviterez de légitimer le rapprochement entre pédophilie et homosexualité en passant par la société grecque (qui n'est pas la nôtre) et par le concept très restreint de pédérastie. Comme je l'ai dit, l'homosexualité était tolérée dans une certaine mesure, et la pédophilie pas du tout. La pédérastie n'est pas un "entre-deux" : elle n'est ni une orientation sexuelle, ni un dysfonctionnement de l'Eros.
Ensuite : oui, et non : votre 1% d'homos il y a 40 ans, Geo, c'est de la pure spéculation. Et c'est surtout un chiffre qui n'est pris en charge par aucune statistique, puisque précisément, il y a 40, tout le monde s'en fichait, des "pédés". Toutes les études actuelles, sans distinction, pointent que ce chiffre tendrait à être stable, indépendamment des époques et des cultures (plutôt tolérantes ou plutôt intolérantes). Je ne suis pas un spécialiste dans ce domaine, mais voilà, je veux bien croire les chercheurs sur ce coup.
Enfin, si vous vous basez sur votre observation : il faut que vous fassiez une différence nette entre les homosexuels "assumés" (qui le disent) et ceux qui le sont "en secret" (marié(e)s, etc (*)).
Qu'une personne ne le cache pas, soit : si elle est particulièrement maniérée (hommes) ou "camioneuse" (femmes), vous saurez la repérer en l'observant. Néanmoins, très sérieusement, cela ne représente à peine qu'un 10% de la population homosexuelle.
Ainsi, une personne a beau "s'assumer", vivre en couple, le dire très volontiers, etc, je prétends que vous ne saurez pourtant pas pour autant la repérer juste en la regardant, car la proportion d'homosexualité "voyante" est somme toute restreinte ! Cela ne se voit que rarement, en réalité, et malgré tous les clichés qui nous habitent. Demander, c'est la seule solution pour savoir.
Ensuite, qu'une personne soit dans le secret : vous ne vous douterez donc jamais de rien, sauf en cas de comportements très douteux (manières, rumeurs,...), qui pourtant ne veulent rien dire ! Je connais des hommes et des femmes qui, selon toutes les apparences, devraient être homosexuelles, mais qui ne le sont absolument pas. Inversement, il semble que la proportion de la population homosexuelle "dans le secret" soit encore très très très élevée en Suisse. C'est précisément pour cela que les homosexuels ont été la cible de plusieurs "chasses aux sorcières" : la comparaison ne signifie pas seulement que l'homosexualité était perçue comme maléfique, mais aussi que l'homosexualité est détectable très difficilement, et que les preuves réunies s'apparentes à des fétus de pailles, comme pour les sorcières : on cherche plus des "on-dit" que de véritables preuves, qui n'existent pas !
Ainsi, je vous défie, cher Geo, de me dire, en marchant dans la rue, quelle personne parmi les 10 que vous venez de croiser, portant alliance ou non, est homosexuelle. Si dans votre village vous saviez qui était homo, je prétends que vous saviez lequel s'était affiché publiquement comme tel, ou lequel était particulièrement efféminé (si on parle d'hommes) ou masculine (si on parle de femmes)... mais que vous n'aviez aucun moyen de savoir pour la grande partie d'homos dans votre village qui devait en compter ... 400 ou 500 !!! Oui, oui.
La situation actuelle, si elle n'a pas influé sur le nombre d'homos, a peut-être influé sur le nombre d'homos qui vivent leur homosexualité "à découvert" et non plus "dans le secret". Bien évidemment, tout cela est à relativiser, puisque je doute que dans votre village (il y a un décalage entre les villes et les campagnes) de 5000 âmes, 500 personnes assument leur orientation sexuelle, qui n'apparaît plus si "déviante" au vu de tels chiffres.
Enfin, vous conviendrez : permettre, par un climat de tolérance, à cette forte minorité de vivre (droit égaux, pas de discrimination, ...), c'est aussi éviter tout un tas de drames familiaux (non-fidélité conjugale, traumatismes divers, dépressions, sentiments de culpabilité, transmission de maladies sexuelles dans les pires cas,...) fort dommageables à toute une société car elle entretient ses membres dans un sentiment de "faute" chrétienne ou morale.
Il suffit juste d'observer le nombre de quadra ou de quinquagénaires qui "deviennent" homosexuels après une vie maritale et vous comprendrez ce que je veux dire, dans le sens où on ne "devient" JAMAIS homosexuel : on l'est, et après, on choisit ou non de l'assumer, de l'être en secret, ou de développer une homophobie psychologique basée sur un refoulement très violent (quoiqu'encore, je veux bien qu'on ne choisisse pas cette dernière option, laissant le bénéfice du doute à Caglivo).
J'espère que ma réponse vous aura un peu convaincu...
(*) : je ne parle pas des "refoulés", qui échappent à toute statistique. Comment aller voir dans la tête des gens ? Le nombre de refoulés, j'espère, a régressé, mais il est aussi bien possible qu'il soit resté très stable. Le seul indice que nous puissions avoir : ils se cachent parmi les plus fervents homophobes (cf. "La psychanalyse explique quant à elle que l'homophobie peut être le résultat de désirs homosexuels refoulés, ce qu'un test récent de l'American Psychologist Association tend à prouver(réf) : sur un public d'hommes se disant hétérosexuels — et se déclarant homophobes ou non — auxquels l'on a fait visionner des images érotiques homosexuelles, 44% des non homophobes ont montré des traces d'excitation, contre 80% des homophobes. De même, 24% des non homophobes étaient en érection complète contre 54% pour les homophobes. Toutefois, les auteurs eux-mêmes de l'expérience soulignent que l'anxiété augmente l'excitation sexuelle, que cela a pu contribuer à augmenter les résultats des homophobes, et que d'autres expériences sont nécessaires pour trancher. On trouve donc le plus grand nombre d'homophobes parmi les hommes, surtout les jeunes.").
Ecrit par : Romain | 23.05.2009
@Scipion :
AHAHAHAHAH
Je ne vous pensais pas capable d'invoquer Renan dans ce débat. Ce type a beau avoir été important pour la pensée du XIXè siècle, de nombreux historiens ont prouvé depuis la vacuité de ses idées de fond.
Enfin, si vous partagez la vision de "notre civilisation est engagée dans un dérapage totalement incontrôlé, depuis la formidable rupture induite par la Réforme", Scipion :
1. Vous ne faites qu'actualiser là le vieux mythe chrétien de l'apocalypse (et décidément, votre pensée rejoint celle des plus fervents judéo-chrétiens, malgré votre apparent athéisme), qui veut que le monde avance inéluctablement vers sa propre ruine : nul besoin pour cela d'aller lire Renan.
2. Vous avez des points communs qui tendent à la copie de toute une génération de penseurs ou de littérateurs de la fin du XIXè siècle, avec leurs théories de la décadence (dérapage, décadence, aller de côté ou en bas, peu importe, puisqu'on s'écarte du chemin), théories qui, entre nous, sont très intéressantes, mais plus que datées d'un point de vue intellectuel.
3. Vous me donnez raison, puisque vous justifiez des propos haineux (homophobes en tout cas), en prenant comme présupposé argumentatif un "c'était mieux avant" (avant 1980, avant la Réforme... eh bien quoi, allons-y "gaiement" et disons tout de suite "avant le monde", Scipion --> vous me faites rire !). Et vous avez beau pointer comme "agent" de la décadence votre "j'ai envie donc j'ai le droit" (avec lequel je ne suis pas en total désaccord, mais j'en tire des conclusions quasiment opposées), il faut que vous reconnaissiez que j'ai raison : vous avez la nostalgie d'une Suisse idéale, parfaite, qu'aurait connue nos grand-parents... AHAHA ! Laissez-moi rire ! QUEL UTOPISTE VOUS FAITES ! Et vous vous prétendiez réaliste...
Pour moi c'est bon, j'ai eu la preuve que votre raisonnement était bancal, et que vous êtes homophobe pour des raisons passionnelles. Je vous poserai donc la même question qu'à Caglivo : pourquoi, en vous-même, et non sur un niveau métaphysique ou philosophique, ou Dieu-sais-je, l'homosexualité vous dérange ? Et ne venez pas me donner des arguments raisonnés, puisque je sais désormais qu'ils masquent tant bien que mal des sentiments irraisonnés.
Ecrit par : Romain | 23.05.2009
Romain@ Il reste à prouver que les homosexuels seraient 10 % de la population s'ils sont secrets que cela...
Ecrit par : Géo | 23.05.2009
La plupart des associations de défense des droits des personnes homosexuelles ont toujours avancé que l'homosexualité masculine et féminine représentait environ les 10% de la population. Les homophobes de tout poil ont de tout temps affirmé qu'elle ne représentait que les 1% de la population, tentant ainsi d'amoindrir leur poids politique, économique et culturel.
Selon les études des rapports Kinsey publiés régulièrement depuis les années 50, l'homosexualité masculine représente 5 à 7% de la population occidentale nord atlantique. L'homosexualité féminine environ 2 à 3%.
Ces chiffres ont été corroborés ces récentes dernières années par les études de différents pays, dont le Portugal et la Grande-Bretagne, soucieux de connaître le coût des avantages fiscaux dont bénéficieraient les couples de même sexe suite à l'introduction du mariage homosexuel ou partenariats divers, au même titre que les couples hétérosexuels.
Ces chiffres ne prennent bien entendu pas en compte les personnes bisexuelles, dont certaines vivent l'une ou l'autre de leur sexualité pendant des années d'une manière ininterrompue.
Ecrit par : Verrabien | 23.05.2009
@Geo :
"En 1948, le biologiste américain Alfred Kinsey publie les résultats d'une enquête sur l'activité sexuelle des hommes américains. Il choque plusieurs personnes en révélant les statistiques : 37 p. 100 des hommes ont eu un orgasme homosexuel au moins une fois, et les homosexuels exclusifs composent une minorité aussi importante en nombre que les Noirs américains. Les récentes études qui tentent de reproduire celle de Kinsey suggèrent un nombre plus bas, mais aussi longtemps que la désapprobation sociale oblige un grand nombre d'homosexuels à rester dans l'ombre, il demeure impossible de rassembler un échantillonnage statistique précis. La proportion d'homosexuels dans la population varie certainement des zones rurales aux zones urbaines. La tolérance sociale étant plus forte dans les grandes villes, plusieurs jeunes homosexuels y gravitent."
http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=F1SEC894138
Ici, 37%.
"- Sachez, tout d'abord, qu'une étude menée par J.Corraze ("L'homosexualité ; Que sais-je ?" ; 1996), révèle que 6 à 7% de la population française est homosexuelle.
Selon Anatrella ("Homosexualité masculine pourquoi ?" Ecologie humaine ; 1998): il s'agirait de 3 à 7% c'est à dire entre 1,8 millions et 4,2 millions de personnes en France.
Certains magazines gays estiment même ce chiffre comme étant proche de 10 % de la population."
http://www.comlive.net/Les-Homos-Et-Leurs-Statistiques,64713.htm
Ici, entre 3 et 7 %...
Enfin :
"Chiffres: il n’existe pas de données précises et fiables concernant l’homosexualité, malgré une multitude d’études sur le sujet. Il est d’ailleurs impossible de donner une définition précise de l’homosexualité, où elle commence et où elle finit, car les limites sont fluctuantes. Il est également difficile d’apporter une réponse précise à la question: Quel est le pourcentage d’homosexuels dans la population? Toutes les personnes qui ont des contacts sexuels avec un-e partenaire de même sexe ne se considèrent en effet pas comme homosexuelles ou bisexuelles. On estime que le pourcentage se situe entre 3% et 10%. Dans les grandes villes, le pourcentage d’homosexuels est souvent plus important qu’à la campagne. Cela est certainement dû d’une part au fait que l’acceptation est meilleure dans les villes et, d’autre part, au fait que l’on y trouve davantage d’offres et de personnes ayant les mêmes préférences. L’importance de la religion dans les contrées rurales joue certainement aussi un rôle. En effet, l’Eglise considère toujours l’homosexualité comme un problème et la renie."
http://www.147.ch/Homosexualite-hier-et-aujourd.5347.0.html?&L=1
Bref : un minimum de 3% en tous les cas, ce qui nous fait tout de même entre 150 et 500 homos dans votre village d'origine, et non 1 seul. Personnellement, je me dirais qu'il est prudent de dire 6 %, mais je prétends aussi qu'au vu de ceux qui sont "cachés" ou "refoulés", les associations homosexuelles ont raison d'extrapoler ce chiffre vers les 10%.
Oui, oui, et si vous ne me croyez pas, quand je vous dis que vous ne pouvez pas vous baser sur votre sens de l'observation, d'autres statistiques (les chiffres sont peut-être à moduler, surtout pour la proportion de "refoulés" mais bon, ça peut donner une idée, et après tout cela ne vient pas de n'importe où, puisque j'utilise la même source que celle qui établit la proportion d'homosexualité entre 3% et 7%) :
"- Les homos bien dans leur peau ?
80 % des jeunes homosexuels mènent une double vie et n’assument pas leur homosexualité.
10 % environ des homosexuels refoulent totalement leur homosexualité
5 à 10 % seulement des homosexuels sont bien dans leur peau
45 % des homosexuelles et 36 % des homosexuels avouent être tenaillés par le désir d’avoir des enfants (adoption, insémination,...).
20 % des homosexuels seraient des hommes mariés"
("Homosexualité masculine pourquoi ?" Ecologie humaine, 1998) (SOFRES 1997 pour le Nouvel Observateur "Les français et l’homosexualité" repris par Têtu ; octobre 2000)"
Enfin, tout cela pour dire qu'au vu de tous ces problèmes que posent pour les homosexuels leur orientation sexuelle (risque de suicide 5x plus élevé que pour les hétérosexuels), il faut en parler, car ils sont "victimes" d'une pression sociale tellement forte qu'on doit leur offrir une écoute, et, pour en finir avec leur souffrance : l'égalité des droits.
Ecrit par : Romain | 23.05.2009
oui
erratum :
pour ma première citation, je différencie bien évidemment le nombre d'hommes ayant entretenu une relation sexuelle avec d'autres hommes (37%), et ceux qui se définissent comme homosexuels. Verrabien, vous avez raison !
Ecrit par : Romain | 23.05.2009
Je ne sais pas, Romain, si je dois vous le dire, mais comme on commence à être copains, mieux vaut que je vous prévienne.
Jusqu’ici, nous avons échangé des idées, mais voici que vous consacrez, à vue de pif, 350/400 mots pour dire ce que vous pensez de moi et des mes raisonnements, mais ce que vous pensez de moi et de mes raisonnements, moi, je m’en fous complètement. Désolé…
Bon, ben voilà, c’est dit !
Juste autre chose… C’est très fair-play de votre part de citer Anatrella, quand on pense que des copains à vous ont été essayé de monter un scandale bidon, sur fond d’homosexualité of course, contre lui. Pour ceux qui s’intéresse à un point de vue psychanalytique politiquement incorrect sur la question :
Tony Anatrella, « Qu’est-ce que l’homosexualité ? »
http://www.inxl6.org/article1667.php
Tony Anatrella « Les différences homme/femme et l’homosexualité »
http://aes-france.org/Les-differences-homme-femme-et-l,64.html
Et puisque l’occasion m’est donnée de parler d’Anatrella, un livre capital, montrant le rôle subversif de la spectacularisation de l’homosexualité :
« Le règne de Narcisse : Les enjeux du déni de la différence sexuelle » (Presses de la Renaissance)
Cette approche passe largement au-dessus de la tête de ceux qui se soucient uniquement du petit confort mental de quelques suicidaires potentiels, pour aborder l’impact sociétal de la satisfaction des revendications homosexuelles.
Ecrit par : Scipion | 24.05.2009
Oui non bof rien à voir vous parlez d'autre chose.
Anatrella corrobore les études de mille autres chercheurs quant aux statistiques du nombre d'homos dans la société, donc je le cite, pêle-mêle avec d'autres : je n'ai pas dit qu'il était l'homme qu'il fallait lire.
Quant au fait que nous devenions "copains", permettez-moi de rire ! Il est vrai cependant qu'à force de répondre à côté, ou de proposer des idées telles que celles que j'ai résumées plus haut, je ne vous prends plus trop au sérieux.
Pour moi, cette discussion est terminée.
Ecrit par : Romain | 24.05.2009
Kevin Grangier et Grégory Logean devraient mieux assumer les gateries qu'ils se font
Ecrit par : petziaupolenord | 24.05.2009
Freud l'a démontré : on ne combat que ce qui nous concerne. Conseil donc aux petits gregory, kevin, et scipion au passage : détendez-vous, arrêtez de faire vos honteuses, et assumez os pulsions :)
Ecrit par : petziaupolenord | 24.05.2009
"... on ne combat que ce qui nous concerne..."
On voit d'ici le terrifiant dilemme de ceux qui sont, à la fois, islamophobe et homophobe. Ils lutinent leur compagnon d'une main et de l'autre ils l'égorgent... C'est, toujours recommencé, le combat titanesque de l'esprit contre la chair.
Ecrit par : Scipion | 24.05.2009
"« Le règne de Narcisse : Les enjeux du déni de la différence sexuelle » (Presses de la Renaissance)"
Tiens, tiens. Malgré mon inculture compléte dans ce domaine, je ne me serais donc pas trompé en soulignant la nette corrélation entre homosexualité et narcissisme ???
Les gendarmes de service m'avaient dénoncé comme homophobe fasciste sur ce coup-là. Des excuses, des excuses, les pédés !
Ecrit par : Géo | 24.05.2009
"Malgré mon inculture complète dans ce domaine"
Ne pas être un expert dans le domaine ne veut pas dire que vous n'avez pas des intuitions ou des souvenirs plus conformes à la réalité que cette avalanche de chiffres. Et, si l'on doit parler de chiffres, pourquoi ne pas prendre comme référence ceux, plus actuels, des pays oû le mariage entre personnes du même sexe est possible, plutôt que de ressasser de vieilleries des années 40? Prenons, par exemple, ce qui s'est passé en Espagne : en 2005, pour légaliser ce type de mariage, le gouvernement socialiste, ses organes de presse et certaines associations ont parlé de centaines de milliers de couples qui n'attendaient que cela, de centaines de milliers d'enfants vivant dans des familles homoparentales, d'une demande sociale incontournable basée sur ce fameux 10%... Après de nombreuses polémiques, l'Espagne a accepté le mariage entre personnes de même sexe. Cinq ans plus tard, il y a eu en tout environ 4500 mariages entre personnes du même sexe, dont plus d'un tiers où l'un des partenaires était étranger (et très, très peu d'adoptions ou de demandes d'adoption), un chiffre ridicule par rapport aux projections, ce qui correspond davantage à moins de 1% de la polulation, comme disait Géo, qu'à ce 10% fantômatique. Alors, beaucoup de bruit pour pas grande chose? Pas tellement, car en mettant sur le devant de la scène un tel sujet, le gouvernement a réussi à escamoter du débat public d'autres sujets autrement plus relevants, comme l'économie en train de s'effondrer ou le taux de chômage rampant. Aussi, en divisant, il règne mieux, car sans tout ce bruit autour du sexe, il n'échapperait à personne que la diférence entre le mariage et l'union libre se situe au niveau des impôts, de la propriété, de l'héritage et du droit et de la capacité de l'Etat à fouiner dans la vie privée de tout un chacun dès qu'il est question d'argent, et cela indépendamment des goûts et des préférences.
Ecrit par : Inma Abbet | 24.05.2009
Puisque nous voilà en présence de personnes qui s'intéressent à la psychanalyse, voici quelques pistes à méditer venant d'un professionnel :
Dans les zones du developpement psycho-sexuel, ayant un statut bien plus archaïque que les fonctionnements narcissiques et névrotiques, il existe la paranoïa. La paranoïa fait partie des fonctionnements psychotiques de la personnalité, en ce sens qu'il existe ici une importante altération du sens de la réalité et du sens commun.
La paranoïa est une forme de délire interprétatif construit sur une perception faussée, souvent pervertie, du réel.
Sans détérioration intellectuelle, la paranoïa se révèle essentiellement par un discours argumenté, d'apparence logique, mais cependant délirant, puisque étayé par un réseau d'illusions et de croyances absurdes. Le délire de persécution en est un exemple typique, mais il n'est pas le seul. Le paranoïaque voit par exemple dans le moindre fait l'indice d'un complot (organisé par une personne, par un groupuscule, souvent une minorité ethnique ou sexuelle). Ce sentiment envahit sa vie et le pousse à des manœuvres absurdes et des combats d'idées souvent inféconds, étant donné les prémices absurdes de son raisonnement. Les délires de jalousie, de grandeur, de puissance, d'érotomanie (certitude d'être aimé par une personne étrangère à cette passion), de mysticisme, tout comme le moralisme, le racisme, l'homophobie entrent dans cette forme de pathologie.
Pour les psychanalystes, le paranoiaque est dans le besoin actif de lutte contre l'angoisse (et le fantasme) d'intrusion qui fonde son identité fragile. Ce délire se traduit souvent par des propos xénophobes, antisémites ( en lien avec l'angoisse d'intrusion de l'étranger) et des propos méfiant vis-à vis de certaines minorités sexuelles. On note en l'occurrence la systématique d'un discours homophobe chez le paranoïaque (dont il ne retient exclusivement le caractère intrusif anal).
voilà, qu'en dire ? paranoiaques, unissez-vous !
pourquoi pas une parano-pride ?
Bref, chacun fait ce qu'il peut avec ce qu'il est.
bonne soirée
Ecrit par : petziaupolenord | 24.05.2009
Ecrit par : petziaupolenord | 24.05.2009
Voilà c'est ça le fascisme qu'il soit nazi ou soviétique : les opposants sont des malades. Touter personne ayant qqch à dire contre l'homosexualisation de la société --> au camp de concentration.
Ecrit par : Géo | 24.05.2009
"Voilà c'est ça le fascisme qu'il soit nazi ou soviétique^..."
Je vous trouve extraordinairement sévère... Des types comme polenord - il y en a plein les forums... - n'ont pour seuls registres que le point Godwin et le diagnostic à prétentions psychiatriques (où le copier-coller* tient lieu d'érudition).
Là où vous croyez déceler une inclination totalitaire, il peut très bien n'y avoir qu'une banale indigence intellectuelle...
* http://www.psychologies.com/Dico-Psycho/Paranoia pour le paragraphe principal.
Ecrit par : Scipion | 24.05.2009
Ah.... 6 pions, quelle verve! Bien content de vous savoir encore en vie. Quel souffle d'air frais!
Qu'est-ce qu'ils sont nuls vos contradicteurs.
Ecrit par : caglivo | 25.05.2009
Cher Philippe,
Vous êtes passé Maître dans l'art de vous déguiser en chevalier blanc en constante croisade, ce qui masque difficilement votre grande bouche constamment ouverte et éructante et votre manque d'idées intelligentes et constructives. Résultat: une belle logorrhée masturbatoire qui s'agite toute seule et sans orgasme pour un résultat proche du vide abbysal.
Cette fois, vous tapez de manière très politiquement correcte sur les prises de position de l'idiot de service... Facile!
Où sont vos propositions politiques créatives et réfléchies, votre propre prise de risque, votre vision politique? = un ange passe =
Ecrit par : Kiri | 25.05.2009
Ben la dernière, c'est une motion déposée à la dernière session du Grand conseil valaisan. Le texte est disponible sur mon blog perso, www.nantermod.com
Ecrit par : Philippe Nantermod | 25.05.2009
Quelle belle future société que l'on nous dessine-là cher Poupon politicien!
Poupon....tiens? Serait-cela les prochains défilés de gays...joyeux hommes(je m'excuse pour les femmes, mais je parle de ceux qui forniquent consentement parlant) entre eux.....de nouveaux-nés à l'âge certain et avancé!
Mon contentement: à ce rythme-là il n'y aura plus de bébé, donc voilà au moins une déviance qui aurait été évitée par manque de "partenaire"!
Ecrit par : Corélande | 03.07.2009
ET bah bravo vraiment, quand je lis les commentaires de certaines personnes comme Scipion et Géo je suis dégouté de la race humaine !Comment on peut être aussi intolérant ? De plus vous (Scipion) marquez, je cite :
"Leur arrogance en tant qu'adeptes "fiers" de comportements dont la société ne retire pas le moindre bénéfice et qui est une source de troubles pour certains adolescents..."
Mais savez vous que beaucoup d'adolescents se suicident car ils n'arrivent pas à accepter leur homosexualité et de peur d'être rejeter par les personnes qu'ils aiment.Apparement, il faut aussi vous rappeler que l'homosexualité n'est pas un choix et que l'on ne décide pas de l'être.Il ne faut pas aussi croire que les homosexuels sont inutiles à la société vu que beaucoup travaillent.Ils sont sûrement plus utiles que vous qui passez votre temps à écrire des commentaires débiles au lieu de travailler.
A Géo:Savez-vous au moins que "pédés" vient du mot pédéraste et qu'un pédéraste est un homme qui aime les jeunes garçons ? Il ne faut pas confondre homosexuel et pédophile.
Je finirais par vous dire d'arrêter de jouer les saintes nitouches quand la plupart d'entre vous sont sûrement accros aux sites pornographiques.
Heureusement que certaines personnes comme Audrey sont là pour tenir tête à des imbéciles dans votre genre.
Ecrit par : alex | 30.07.2009
Qui soutient le curafifi hérensard ?
N’ayant rien à se mettre sous la dent durant les canicules il est probable que des officines spécialisées en manipulation en tout genre lui aient soufflé l’idée de s’attaquer aux homosexuels.
Cherchez quelque peu et vous trouverez quels sont ou peuvent être les initiateur de cette butorderie. Ils ne se retrouvent pas seulement chez les catholiques mais également chez certains évangélistes biblistes à l’extrême.
@ alex
Où je séjourne actuellement il n’est pas inusité de voir des hommes d’un âge certain qui sont à la fois pédophile et cougne-pet. Par conséquent il n’y a aucunement incompatibilité. Retraités ils séjournent tous dans le même coin.
La police locale à fort à faire pour mettre un peu d’ordre sur la voie publique où se déroulent les approches.
Ecrit par : Hypolithe | 31.07.2009
la vie sexuelle , est privee , et il y a bien des deviances , heterosexuelles ,
aussi , si on en parle , ( tout peut bien vite devenire deviant , si l on
pense
que l acte sexuel n est la que pour produire un enfant ,...
il y a donc un epandage de deviances , dans les manuels psychiatriques , ce
qui .
me parle , .
les heterosexuels , en total nombre , de masse , se fiche bien la plupart du
temps , des homosexuels , elles .
Cette volonte , de reveler , les choses , de maniere caricaturale , comme ,
Logean , releve , d un marketing , ou , de la peur , ou cette personne se
sent bien concerne , par l existence de l homosexualite . ( homophobie )
Visiblement , d une forme ou d une autre , qui est bien dupe , de ce qui va
pas etre productif , ni en marketing , ni en autre devolu , du personnage .
Enfin ce sujet , va finire par lasser , l electorat , et les gens , n aime ,
pas le mepris , envers , des gens , ou d autres , les gens ont bon coeur ,,,
on finira par y croire ......
Ecrit par : richardpalong | 14.05.2011
message à M. Scipion à propos de :
"L'attaque personnelle comme ultime bouée de celui qui est à court d'arguments, c'est déjà un vieux classique des forums du web."
D'après mes souvenirs c'est la tactique qu'utilisait M. Freysinger lors d'un certain débat sur la TSR (infrarouge) concernant les musulmans face à un interlocuteur bien mieux préparé que lui et aux réponses claires, nettes, précises et concises et le tout d'un calme olympien.
Vous me faites peur avec vos propos (re)sortis d'un autre siècle, d'une époque révolue !
L'étranger fils d'émigrés ...
Ecrit par : CP | 05.08.2011
Tu nous en as fait une jolie avec ton affiche UDC et Amy Whinehouse ! Gregory tu es un faible, tu utilises le malheur d'une famille pour faire parler de toi. Et O combien j'aurais préfé ne pas connaitre qu'il existait un idiot comme toi en Suisse. Je t'ai découvert aujourd'hui et à travers tous ces blogs. Tu ne représente pas la Suisse, tu fais honte à la Suisse. Tu es surement jamais parti de ton Valais natal, tu n'as aucune expérience de vie. Tu ne connais ni la souffrance des homosexuels, ni la souffrance des drogués ni ceux de la famille de Amy Whinehouse ou de ces fans. Tu es bon que pour faire souffrir les autres avec tes propos qui sont tous hors-propos. Tu es la honte de ce pays et la régression de ce pays. J'espère juste que le pouvoir justiciaire de ce pays arrivera à te condamner pour tes propos diffamatoires. La liberté d'expression s'arrête là où le respect d'autrui commence. A bon entendeur salut !
Ecrit par : JJ | 25.08.2011
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