12.01.2008

Armes, chiens et 4x4 : tout n’est pas liberté fondamentale

Ces dernières années, plusieurs associations sont sorties du bois pour opposer le principe de la liberté personnelle à diverses interdictions. Cette sacro-sainte liberté devrait – selon elles -  permettre au citoyen de s’acheter le véhicule le plus polluant du marché, de posséder la race de chien la plus dangereuse ou de disposer d’un arsenal complet dans son grenier.

Peut-on, on nom de la liberté personnelle, revendiquer le droit de disposer d’une arme à feu sans raison objective ? Les récents faits divers qui ont vu la mort de plusieurs personnes dans des circonstances particulièrement macabres nous forcent à nous poser la question de la légitimité d’une telle revendication. De la même manière, face aux défis environnementaux mondiaux, l’Etat peut-il envisager de restreindre quelque peu l’accès aux véhicules polluants, au regard des libertés fondamentales ?

Sur la thématique des armes, les arguments des milieux opposés à l’initiative socialiste “Pour la protection face à la violence des armes” revendiquent ces libertés fondamentales pour justifier une forme de rapport de confiance entre l’Etat et le citoyen. Ainsi, retirer l’arme à ceux qui n’en opposent pas un usage réel devrait être taxé de mesure liberticide. Les problèmes soulevés sont pourtant bien réels : 300 morts par arme à feu en Suisse chaque année, cela n’est pas anecdotique.

Du point de vue de la liberté personnelle, la situation actuelle n’est pas acceptable. On ne peut raisonnablement accepter que des femmes, des hommes ou des enfants risquent de périr sous le tir d’un dérangé. Si nous voulons empêcher du mieux possible ce genre de drames, l’action étatique peut suivre deux voies : soit une restriction de l’accès au moyen de tuer, soit un traitement psychiatrique de toute une population susceptible, sur un coup de tête, de commettre l’irréparable. La liberté personnelle implique un certain droit à la vie avant un hypothétique droit à l’arme de service. Cette évidence trouve son application dans de nombreux domaines : la lutte contre la drogue s’appuie, par exemple, sur ce principe. Les opposants à l’initiative craignent un fichage de la population. Une rapide pesée des intérêts en question nous montre combien cette crainte est déplacée. Ce sont les armes qui seront fichées, pas les citoyens. L’affaire des fiches, qui a ébranlé la classe politique au début des années 1990, concernait un contrôle de l’Etat sur les individus selon leurs convictions. Si on suit à la lettre la prescription des opposants à l’initiative qui demandent un meilleur contrôle psychiatrique des détenteurs d’armes, nous nous dirigerons alors vers un fichage autrement plus dangereux : imaginez l’Etat contrôler la santé mentale de centaines de milliers d’individus ! L’Etat dispose aujourd’hui d’un registre des véhicules et des chiens. Ce contrôle ne constitue certainement pas une restriction grave de nos libertés fondamentales.

La même question se pose pour les mesures de contrainte envisagées vis-à-vis des véhicules les plus polluants. Plusieurs associations arguent que le citoyen sans 4x4 est un citoyen auquel on a limité de manière scandaleuse l’exercice de ses droits fondamentaux. Une fois de plus, une pesée des intérêts entre une population qui subit les nombreux problèmes liés aux pollutions atmosphériques et le plaisir individuel de circuler dans un Hummer ne joue pas en faveur de ce dernier. Pour les mêmes raisons, quand on a réalisé que la fumée était nocive, on a commencé à créer des zones séparées dans les lieux publics afin que ceux qui fument puissent le faire sans mettre en danger la santé des autres. Enfin, la question des molosses, souvent évoquée, nous permet aussi de distinguer le plaisir de posséder un chien dangereux de la gêne considérable occasionnée par une morsure gravissime.
 
Il surprenant de constater que les groupes créés pour défendre ces soi-disant libertés fondamentales ne s’inquiètent d’autres restrictions bien réelles aux libertés, que l’on envisage à tort et à travers. Je n’ai pas vu les défenseurs des 4x4, des armes ou des molosses s’émouvoir des propositions de couvre-feu avancées par les mouvements conservateurs de ce pays. A-t-on vu ces passionnés altruistes de nos droits fondamentaux se lever pour réclamer un débat sur la mise en place d’une loi cadre pour la vidéo-surveillance dans les lieus publics ? Restreindre la liberté de mouvement aux jeunes au-delà d’une certaine heure -  comme cela a récemment été décidé dans un certain nombre de communes - constitue un acte véritablement liberticide. Sans vouloir minimiser les actes de vandalisme, ceux-ci ne représentent pas une menace aussi grave qu’un voisin armé jusqu’aux dents avec le soutien de notre législation fédérale. Les vrais libéraux de notre pays devraient bien plus s’inquiéter des petites restrictions que l’on applique à la liberté personnelle du plus grand nombre, que de chercher à permettre à quelques individus de jouir de leur liberté avec pour seules limites celles de leur imagination, sans se soucier des conséquences pour les autres. Mais tous les graffitis du monde ne vaudront jamais la vie d’une mère de famille emportée par la folie passagère de son mari. Il est temps de nous rappeler ce que signifie les termes de liberté personnelle.

On voit ici la frontière entre une pensée libérale accompagnée d’éthique et de respect, et une pensée de type libertarien. La première cherche à garantir la liberté de tous sur le long terme, alors que la deuxième recherche la liberté la plus immédiate et absolue, sans se rendre compte que cette vision est hautement égoïste et qu’elle est éphémère : car quand leur enfant se sera fait mordre par un chien ou souffrira de problèmes de santé à cause des particules fines, les adeptes du court terme comprendront leur erreur.

Enfants, nous apprenions que la liberté de chacun s’arrête là où commence celle des autres. Bien que cette phrase résonne aujourd’hui pour beaucoup comme une banalité, elle mérite encore qu’on y médite : les enjeux qu’elle porte vont bien au delà de ce que nous pouvions nous représenter sur les bancs d’école.

Coécrit avec Antoine Verdon
Publié dans Le Temps, le 11 janvier 2008

Commentaires

C'était une déclaration du camarade président de l'Organisation communiste suisse Drapeau Rouge, Le Camarade Nantermod.
et maintenant, l'Internationale :
Debout, ...

Ecrit par : Géo | 12.01.2008

pour rire et apprendre l'hymne de l'URSS...

http://youtube.com/watch?v=WM5H1KthhUU

debout, les armées de la terre...

Ecrit par : Philippe Nantermod | 12.01.2008

300 morts par armes a feu ? Alors qu'il y a environ 100 meurtres par an dont 35 par armes a feu ? Et sur ces 35 combien avec des armes détenue légalement ?

Soyons sérieux, si vous n’êtes pas suicidaire (c’est les 265 autres morts) la grippe représente un bien plus grand danger que votre hypothétique « voisin surarmé ».

Notons aussi que en Grande-Bretagne, ou les armes a feu sont strictement interdite depuis 1987, le taux de mort – y compris par armes a feu – y est plus élevé qu’en Suisse.

Maintenant si vous voulez malgré tout désarmer le citoyen de façon très efficace, referez vous aux travaux de deux grand spécialiste du siècle passé dans ce domaine : Staline et Hitler. Si, si, sérieusement c’était une de leur grande priorité et on comprend bien pourquoi.

AF

Ecrit par : Alain Fernal | 13.01.2008

4x4 = pollueurs = payeurs (augmentation des taxes), chiens = propriétaires = responsables (formation des maîtres et taxation), armes = ça ne changera rien ! par contre l'on peut s'étonner de la récente décision d'avoir une arme chargée à la garde !?

Ecrit par : jean-dominique | 13.01.2008

Un peu facile... Chien -> propriétaire -> responsable. Et celui qui s'est fait déchirer la figure par un molosse... ? Idem pour les 4x4 par rapport à la pollution. J'estime que l'on peut prendre des mesures préventives et pas seulement respressives dans ces domaines où l'intégrité physique des personnes est en danger sans qu'ellesparticipent à la création de ce danger.

Ecrit par : Philippe Nantermod | 13.01.2008

Bien que mes opinions politiques sont à l'opposé de celles des radicaux, je dois admettre que j'étais assez rassuré de voir cette tribune dans le Temps l'autre jour, la vieille garde radicale-libérale n'a qu'a bien se tenir, les jeunes politiciens ont quand même un cerveau.

Cette "dictature" de "ma liberté individuelle qui écrase celle des autres" est passablement insupportable.

Ecrit par : Sandro Minimo | 13.01.2008

Jeunes gens: tous les libéraux, libertariens et même anarcho-capitalistes (dont je suis) savent depuis toujours que plus la liberté grandit et plus la responsabilité de l'individu est en jeu. Donc, plus vous proposerez d'interdictions et plus vous obtiendrez d'irresponsables dans la population.

Ecrit par : Rabbit | 14.01.2008

Réflexion de début d’année
BATTAGE MEDIATIQUE ET NOUVELLES LOIS
par Pierre Boegli, président du G.S.A.M.

J'aurais eu du mal à comprendre tout ce battage médiatique et ces nouvelles lois si je n’étais pas au courant de l’argent potentiel pour certains médias et le nombre de voix pour certains politiques qu’apporte la psychose canine chez les gens.
Depuis 2003, il faut que je m'informe régulièrement de l’évolution de mes obligations concernant mon chien et les chiens en général. Et cela à partir des 26 législations suisses différentes. D'après les responsables politiques cantonaux, elles sont faites pour deux raisons :

1. Plusieurs morsures mortelles médiatiques.
2. Lutte contre la délinquance.

Je suis très surpris que quelques articles conduisent à promulguer des lois concernant la lutte contre la délinquance, alors qu’auparavant les forces de l'ordre n'osaient déjà pas contrôler les propriétaires de chiens réputés dangereux ! Je ne vois pas ce qui va changer. Les gens malintentionnés choisiront -par exemple- des malinois (chiens d'attaque utilisés par l'armée, la police, la douane et les maîtres chiens) plutôt que des pitbulls ou autres rottweilers.

Qu'est ce qui va changer pour eux :
Un délinquant aura-t-il plus à craindre, s'il est attrapé par la police, de l'objet de sa délinquance ou d'une déclaration à la mairie ?
L’amende qu'il ne paiera pas conduira évidement à l’euthanasie de son chien. Mais 10 n’attendent-ils pas à dans une cave ?

Alors que les personnes respectueuses de la loi paieront les émoluments administratifs et les amendes pour ne pas avoir mis la muselière sur le pitbull ou le rottweiler de la famille lors d'une promenade en forêt, en laisse et sous 40°C.

Je lis avec attention que, dans bien des cantons suisses, toute morsure devra être déclarée avec un signalement du chien, qu’une enquête pénale suivra et qu’une possibilité d'euthanasier le chien sera octroyée aux maires des communes concernées. En ressortent plusieurs choses :

Les petits chiens de nos grandes mères n'auront qu’à bien se tenir !
Qui aura la capacité de reconnaître la race du chien (75 % de bâtards en Suisse) ?
Sachant qu’aucun test n’existe pour déterminer l’appartenance raciale d’un chien, aurons-nous une population de « chiens croisés » et plus aucun élevage reconnu dans les 20 ans à venir ?
Combien de chance pour que chacune des morsures soit attribuée aux « pit-rott-chiens dangereux » après tout ce qu’on nous a dit ?

Tout cela n’est qu’une opération politique répondant à un besoin de protection des Suisses effrayés par les médias.

Conclusion, c'est tout un système qu'il faut remettre en cause :
Je n’entends pas la SPA.
Je n’entends pas les associations canines.
Je n’entends pas les éleveurs.
Je n’entends pas les centres d'éducation canine.
Il y a 4 écoles vétérinaires qui forment les vétérinaires comportementalistes et aucune interview de ces derniers dans les grands journaux !

Il y a certainement une raison à cette orientation de l’information pour faire taire les spécialistes de la question. La raison en est simple : tant que la peur et le sujet « chiens de combats » rapportent des voix aux politiques qui deviennent législateurs et aux médias qui s’engraissent avec cette mâne qu’est la psychose canine, rien ne changera et certains chiens finiront, innocents, sur le bûcher de l’indignation et de la méconnaissance populiste et populaire.

Ecrit par : Boegli Pierre-Groupe Suisse des Amis du Molosse (GSAM) | 14.01.2008

"certains chiens finiront, innocents, sur le bûcher de l’indignation et de la méconnaissance populiste et populaire.". Je vous rappelle que nous parlons ici d'animaux et non pas d'êtres humains. On ne peut parler d’innocence ou de « finir sur le bûcher ». Qu’il soit scandaleux de faire souffrir inutilement des animaux, il n’en reste pas moins que la vie de tous les molosses de Suisse ne valent pas l’horreur d’enfants massacrés ou, comme c’est le cas d’une personne de ma connaissance, d’un visage défiguré. Il ne s’agit pas de populisme mais d’échelle de valeur entre la vie d’animaux et la vie d’humains qui n’est à mon sens pas du tout comparable.

Ecrit par : Philippe Nantermod | 14.01.2008

Cher M. Nantermod, il n'y a aucune comparaison, mais un paralel. Mettre à condition une population canine par rapport à ce qu'un individu a fait, ça s'appel de la chasse aux sorcières, je suis désolé que vous n'ayez pas compris la métaphore.

Le chien n'est pas plus ou moins important que l'humain, il est son compagnon depuis des siècles, quelque soit sa race...

Ecrit par : Boegli Pierre-Groupe Suisse des Amis du Molosse (GSAM) | 14.01.2008

Je comprends, mais je trouve ce genre de métaphore déplacée. Le chien a beau être le compagnon de l'homme, il n'en reste pas moins un animal. Oui, je prétends que le chien mérite moins de protection que l'homme.

Ecrit par : Philippe Nantermod | 14.01.2008

Nul ne dit que le chien n'est pas un animal, ce qui est dit, c'est que ce n'est pas une raison pour faire n'importe quoi avec les chiens (ou d'autres animaux), les études concernant la dangerosité potentielle du chien démontrent que des mesures raciales sont inutiles, illusoires et inapliquables.
En effet, aucun test n'existe pour déterminer l'appartenance raciale d'un chien...

Ecrit par : Boegli Pierre-Groupe Suisse des Amis du Molosse (GSAM) | 15.01.2008

Excellent papier, Messieurs! J'aime bcp cette mise sur le même plan, tout à fait pertinente, des armes, des molosses et des gros SUV.

Pour répondre aux libertariens qui ne veulent rien entendre, je dirais que si la responsabilité individuelle fonctionnait dans notre société, les ventes de gros SUV auraient dû, logiquement, diminuer au fur et à mesure de la prise de conscience des problèmes de réchauffement climatique et d'épuisement du pétrole. Bizarre, on dirait que l'inverse s'est produit. Un bug individuel? Visiblement, le libertarisme ne résoudra rien.

Ecrit par : Vincent Rossi | 22.01.2008

Alors, petit Nantermod, cela fait quoi de se faire applaudir par les pires gauchistes ?
Au moins, tu comprends maintenant pourquoi les gens votent UDC...

Ecrit par : Géo | 22.01.2008

En général ça fait toujours plaisir de se faire applaudir, non ?

Ecrit par : Philippe Nantermod | 22.01.2008

On peut sans autres réflexions comprendre que le populisme anti-molosses fontionne...
En effet, un illustre inconnu comme M. Nantermod (outre son canton) fait parler de lui avec une chasse aux sorcières déguisé en sécurité publique...pathétique...

Espérons que le CSEC-N sache, elle, assimiler ce qui découle des réponses à la consultation et admette qu'un chien est un chien, peu important sa race ou son poids.

Disons en fin de ce post, que si des contraines de discrimination et de phobie canine entrent dans la loi, le dépuçage et l'enregistrement des chiens comme croisement seront à l'ordre du jour...car aucun test n'existe pour déterminer la race d'un chien.

Résultat: plus que des croisés, donc plus aucun control possible...est-ce ça que veulent nos autoritées?

Ecrit par : Boegli Pierre-Groupe Suisse des Amis du Molosse (GSAM) | 22.01.2008

Vous avez raison !

Ces arguments qui tournent toujours autour de la "Liberté" sont la plupart du temps démagogiques. Il est normal d'interdire et d'autoriser diverses choses après un débat démocratique. D'ailleurs, on a rarement vu la population accepter à la majorité des interdictions abusives !!! Faisons donc confiance à la démocratie...

Mieux vaut débattre sur le fond : quelle politique des transports, quelle place pour l'automobile, quelles automobiles ? quelle place pour les animaux domestiques dans notre société, quels rôles pour les chiens, quels chiens ? etc. J'ai mes préférences, comme tout le monde. Et ensuite, on débat, on cherche une bonne solution ou à défaut un bon compromis. Pas besoin d'invoquer abusivement de grands principes abstraits....juste débattre des questions concrètes. Il faut croire que certains ne savent pas le faire, ou craignent particulièrement le débat.

Ecrit par : pikereplik | 30.08.2008

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Ecrit par : M. Jean | 17.02.2009

"Les opposants à l’initiative craignent un fichage de la population. Une rapide pesée des intérêts en question nous montre combien cette crainte est déplacée. Ce sont les armes qui seront fichées, pas les citoyens." Aber, toute personne qui désire acheter une arme légalement (car combien d'armes provenant du marché noir ont tiré cette année? avez vous une statistique?)doit faire une demande officielle de "permis d'achat" nominative, avec extrait de casier judiciaire! Quant au permis de port d'arme,(la porter sur soi en toute circonstance) il ne peut être obtenu que pour des motifs avérés. De plus,la cession d'armes à feu entre particulier ne peut se faire sans qu'un autre type de document portant le nom du "vendeur" et de l'"acquéreur" ne soit rempli et une copie envoyée à la police.
Je doute que la section de la police jette ces renseignements à la poubelle...
Il serait peut-être plus important de s'occuper du "MARCHE NOIR", qui va de l'arme de poing au lance-roquette en passant par la grenade... Non?
Bien à vous.
J'allais oublier: Teufel
Ps: N'oublions pas non plus Salvatore Allende qui demanda aux ouvriers chiliens de remettre les armes par eux stockées sur le lieu de travail au cas ou... Quasiment la veille du coup d'état de Pinochet! Himmelkreuzsakramenteufel!

Ecrit par : redbaron | 18.02.2009

"Les problèmes soulevés sont pourtant bien réels : 300 morts par arme à feu en Suisse chaque année, cela n’est pas anecdotique."

Dont une bonne moitié, et sans doute davantage, concerne des étrangers (meurtriers et victimes) ! Les deux tiers du reste sont représentés par des suicides qui seraient, le cas échéant, accomplis d'une autre manière.

Donc, nous Suisses, qui sommes gens raisonnables, unis à notre gouvernement, par un contrat de confiance aux termes duquel nous sommes jugés dignes de disposer d'armes et de munitions, devrions accepter d'être désarmés pour satisfaire la sensiblerie d'un Nanternod ?

Et si cela rassure un Sandro Minimo : "la vieille garde radicale-libérale n'a qu'a bien se tenir, les jeunes politiciens ont quand même un cerveau.", on est en droit de s'interroger sur la fragilité psychique de ces "jeunes politiciens", que l'école a habitué aux services d'une cellule de crise psychologique à la moindre anicroche un peu brutale...

Ecrit par : Scipion | 18.02.2009

"...Salvatore Allende qui demanda aux ouvriers chiliens de remettre les armes par eux stockées sur le lieu de travail au cas ou..."

C'était un service à leur rendre. L'Armée était très déterminée et nos camarades des milices antimarxistes aussi.

Une guerre civile, ce n'est jamais bon pour un pays...

Ecrit par : Scipion | 18.02.2009

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